Le procureur a assuré aux jurés qu'il disposait des preuves nécessaires pour prouver la culpabilité du jeune homme, aujourd'hui âgé de 23 ans, qui a passé huit ans à Guantanamo.
Le jeune Canadien avait à nouveau revêtu un costume occidental. Son avocat militaire, Jon Jackson, doit s'adresser au jury un peu plus tard dans la matinée.
Dans son argumentaire introductif, le procureur Jeff Groharing a pris le parti de plonger les sept jurés militaires, sélectionnés à l'issue de deux jours de questionnaire, dans la bataille du 27 juillet 2002 au cours de laquelle Omar Khadr est accusé d'avoir lancé la grenade qui a tué un soldat américain.
Le procureur a présenté une maquette du camp où a eu lieu la bataille et assuré aux jurés qu'ils entendraient "les témoignages de nombreuses personnes présentes ce jour là".
""Je suis un terroriste soutenant el-Qaëda": ce sont les propres mots de Omar Khadr", a déclaré M. Groharing, affirmant que le but de l'adolescent était de "tuer le plus possible d'Américains".
Il faisait référence aux premières déclarations controversées que le jeune accusé assure avoir livrées sous la menace et la contrainte, avouant ce que les interrogateurs lui disaient d'avouer.
Malgré la demande de la défense, ces déclarations ont été déclarées recevables par le juge militaire Patrick Parrish, en charge du procès, et l'accusation peut donc s'appuyer dessus.
M. Groharing a également estimé qu'"à ce moment là, Omar Khadr était responsable de ses actes", justifiant ses actions "de la même manière que ben Laden l'aurait fait". La défense estime que le procès qui s'est ouvert mardi est celui d'un enfant soldat, fils d'un haut responsable d'el-Qaëda, que son père avait envoyé s'entraîner en Afghanistan et rejoindre le Jihad.
Omar Khadr est poursuivi pour cinq chefs d'accusations dont meurtre en violation de la loi de la guerre, complot et espionnage. S'il est reconnu coupable, il risque la prison à vie.


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