La presse libanaise a fustigé mercredi l'"impuissance" de cette force des Nations unies (Finul) stationnée au sud du pays qui, selon elle, n'a pas réagi face aux heurts meurtriers entre armées libanaise et israélienne.
"La France réitère son soutien à cette force qui remplit avec détermination le difficile mandat confié par le Conseil de sécurité des Nations unies en accord avec les autorités libanaises", a répondu lors d'un point-presse régulier la porte-parole adjointe du ministère des Affaires étrangères, Christine Fages, interrogée sur ces reproches.
Quelque 13.000 militaires, dont 1.500 Français, composant cette force sont chargés depuis l'été 2006 de surveiller le cessez-le-feu et la ligne bleue tracée par l'ONU à la frontière israélo-libanaise.
"La Finul contribue au renforcement de l'indépendance, de la souveraineté, de l'intégrité territoriale, de la stabilité du Liban et à la paix dans la région", a affirmé Mme Fages.
Selon Paris, son déploiement a permis de "préserver le respect de la cessation des hostilités" en 2006 et aussi de "faciliter le déploiement de l'armée libanaise au Sud-Liban où elle était absente depuis longtemps".
Les plus graves incidents frontaliers depuis la guerre de 2006, qui ont fait mardi quatre morts, trois Libanais et un Israélien, se sont produits dans un secteur frontalier où Tsahal voulait déraciner un arbre.
Durant l'été 2006, un conflit de 34 jours avait opposé l'Etat hébreu au mouvement chiite Hezbollah, provoquant la mort de plus de 1.200 Libanais et 160 Israéliens.
Mardi, le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, a appelé "les parties au sens des responsabilités et au plein respect de la ligne bleue, conformément à la résolution 1701 du Conseil de sécurité".


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