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La compagnie japonaise Mitsui maintient que son pétrolier a été attaqué

La compagnie japonaise de transport maritime Mitsui OSK a maintenu jeudi que son pétrolier avait probablement été la cible d'une attaque dans le détroit d'Ormuz, écartant la thèse selon laquelle le navire aurait pu être heurté par une vague géante.
Lors d'une conférence de presse à Tokyo, des responsables de la société ont répété que des membres de l'équipage du M. Star avaient vu un éclair de lumière et entendu une explosion au moment de l'incident, qui s'est produit mardi soir (heure locale) dans le bras de mer séparant l'Iran du sultanat d'Oman.
Le pétrolier, qui était en route vers le Japon avec 270.000 tonnes de pétrole brut, était en rade jeudi au port de Foujairah, dans le nord des Emirats arabes unis, pour réparer les dégâts.
"Il y a des informations indiquant que le pétrolier aurait été heurté par de fortes vagues, mais c'est tout à fait improbable", a déclaré Masahiko Hibino, chargé de la sécurité chez Mitsui.
"Nous ne sommes pas parvenus à une conclusion, mais nous continuons à soupçonner" que le navire a été la cible d'une attaque, peut-être par des terroristes, a-t-il dit à propos de cet incident mystérieux survenu à environ 18 kilomètres des côtes omanaises, au cours duquel un marin a été légèrement blessé au bras par des éclats de verre.
A Dubaï, l'agence de presse émiratie WAM a cité mercredi un responsable portuaire des Emirats arabes unis affirmant que le navire avait été heurté par "une forte vague" causée par un séisme. Jeudi matin, Wam a parlé d'un "mystérieux incident dont les causes ne sont pas encore connues".
Mais le directeur du port de Foujairah, Moussa Mourad, n'a pas exclu l'hypothèse d'une attaque. "Dans un incident maritime, tout est possible", a déclaré M. Mourad, interrogé par l'AFP sur des informations selon lesquelles le pétrolier aurait été touché par une mine ou un sous-marin.
Il a néanmoins assuré que "rien n'est encore connu sur la cause" de l'explosion, ajoutant qu'"une enquête était toujours en cours".
Des experts américains et britanniques participent à l'inspection du navire, selon M. Hibino.
La compagnie japonaise a diffusé des images du M. Star montrant une rambarde sur le pont enfoncée, la fenêtre d'une cabine détruite, des meubles endommagés et des bris de verre au sol, mais pas de traces de passage d'une vague.
D'autres photos publiées par WAM montrent la trace d'un choc sur la coque, mais aucune trace visible d'une explosion.
Le Japon, la deuxième économie du monde, importe 90% de son pétrole du Proche-Orient. Le détroit d'Ormuz, par lequel transitent 40% du pétrole mondial, est resté ouvert à la navigation maritime malgré cet incident.
La compagnie japonaise de transport maritime Mitsui OSK a maintenu jeudi que son pétrolier avait probablement été la cible d'une attaque dans le détroit d'Ormuz, écartant la thèse selon laquelle le navire aurait pu être heurté par une vague géante.Lors d'une conférence de presse à Tokyo, des responsables de la société ont répété que des membres de l'équipage du M. Star avaient vu un éclair de lumière et entendu une explosion au moment de l'incident, qui s'est produit mardi soir (heure locale) dans le bras de mer séparant l'Iran du sultanat d'Oman.Le pétrolier, qui était en route vers le Japon avec 270.000 tonnes de pétrole brut, était en rade jeudi au port de Foujairah,...