"Le processus de transition est trop important pour être repoussé indéfiniment", a-t-elle lancé lors de son discours prononcé au début de la conférence internationale de Kaboul.
Le président Barack Obama avait annoncé en décembre la date de juillet 2011 pour un début de retrait des troupes américaines.
"Cette date est le début d'une nouvelle phase, pas la fin de notre implication", a promis la secrétaire d'Etat devant les représentants de 70 pays et organisations internationales. "Nous n'avons aucune intention d'abandonner notre mission à long terme visant à un Afghanistan stable, sûr et pacifique".
Les Etats-Unis, a détaillé Mme Clinton, ont "l'intention de poursuivre (leur) aide au développement économique et (leur) soutien à l'entraînement, à l'équipement et à l'assistance des forces de sécurité afghanes".
Washington a toujours indiqué jusqu'à présent qu'un début de retrait des forces internationales à la mi-2011 était conditionné à l'évolution de la situation militaire sur le terrain.
Mme Clinton elle-même a évoqué mardi "une transition aux forces de sécurité afghanes responsable et associée à des conditions".
La guerre d'Afghanistan est de plus en plus impopulaire dans les opinions publiques occidentales, après près de neuf ans de combats, et alors que les troupes de la coalition enregistrent des pertes sans précédent.
Mme Clinton a estimé que la conférence devrait servir à "évaluer honnêtement les progrès, et l'écart entre nos attentes et notre performance".
"Nous faisons des progrès", a-t-elle affirmé, avant de rappeler au gouvernement du président Hamid Karzaï que "beaucoup de travail reste à faire", à commencer par la lutte contre la corruption.
"On ne peut se passer de combattre la corruption et d'améliorer la gouvernance", et tant les Afghans que la communauté internationale "attendent des résultats", a-t-elle dit, assurant que "le monde est avec l'Afghanistan".
Mme Clinton a encore évoqué des "avancées positives" dans le processus visant à réintégrer "les insurgés qui sont prêts à la paix", une démarche envers laquelle les Etats-Unis ont longtemps été méfiants, avant de s'y rallier progressivement.
Le progrès sera possible, a-t-elle souligné, si les insurgés "acceptent d'être réintégrés et de se réconcilier en renonçant à la violence et à el-Qaëda (allié des talibans, NDLR), et en acceptant de respecter la constitution et les lois de l'Afghanistan".


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