"Toutes les indications concluent au départ de Metsos de Chypre", a dit Michalis Papageorgiou à la radio dans son premier commentaire public depuis la disparition de Christopher Robert Metsos, un Canadien de 54 ans recherché par Washington pour espionnage au profit de la Russie et blanchiment d'argent.
Selon M. Papageorgiou, la police "a fait tout ce qui est légalement possible" pour le retrouver mais semble-t-il en vain.
Metsos, qui faisait l'objet d'une notice rouge d'Interpol, avait été appréhendé le 29 juin à l'aéroport chypriote de Larnaca (sud). Il avait été libéré le jour-même contre une caution, en attendant son éventuelle extradition vers les Etats-Unis. Le juge l'avait placé sous contrôle judiciaire mais il ne s'est pas présenté le lendemain à la police comme il aurait dû le faire.
Les autorités américaines l'avait désigné comme le 11e homme en fuite après un coup de filet contre dix personnes accusées de travailler aux Etats-Unis pour le compte de la Russie.
Les Etats-Unis, qui se sont dits "déçus" après sa disparition, ont réclamé à Chypre les effets personnels de Metsos.
Mais un porte-parole de la police a indiqué que les effets personnels, dont un ordinateur, étaient en cours d'examen et que la décision de les remettre à Washington serait prise ultérieurement.
Le ministre chypriote de la Justice Loucas Louca avait jugé probable que l'homme ait quitté la zone sous contrôle chypriote grec de l'île divisée. Ce dernier aurait pu tenter de trouver refuge dans le tiers nord de l'île occupé par la Turquie, qui échappe à tout contrôle international.


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