Le Premier ministre russe Vladimir Poutine a appelé samedi les dirigeants intérimaires du Kirghizstan à mettre un terme à l'incertitude politique, et annoncé que Moscou prévoyait de renforcer son aide à cette république stratégique d'Asie centrale.
"Parfois nous ne comprenons pas très bien le processus interne" a déclaré le dirieant russe, jugeant la situation "compliquée et ambigüe" au Kirghizstan où la présidentielle prévue en octobre a été annulée.
"Nous voudrions beaucoup qu'il soit mis un terme aussi vite que possible à cette période d'incertitude" a dit M. Poutine dans une interview accordée à la chaîne de télévision Mir.
A cet égard M. Poutine a demandé aux dirigeants intérimaires d'organiser des élections dans un avenir proche.
"Nous souhaitons que la légitimité des autorités intérimaires soit confirmée par les procédures habituelles qui sont reconnues universellement dans le monde", a-t-il dit.
Après des tensions interethniques et des manifestations violentes dans le sud de la république, le gouvernement provisoire a décrété l'état d'urgence dans la ville de Djalal-Abad et le district voisin de Souzak jusqu'au 1er juin.
Selon le gouvernement de Bichkek, ces violences entre Kirghiz et Ouzbeks, ont été provoquées par les partisans du président déchu, Kourmanbek Bakiev.
Le gouvernement provisoire a décidé mercredi de confier les fonctions de président du pays à son chef, Rosa Otounbaïeva, jusqu'au 31 décembre 2011, annulant l'élection présidentielle prévue en octobre.
M. Poutine a également annoncé que les Russes réfléchissaient à un reforcement de leur aide matérielle au Kirghizstan.
"Nous avons décidé de fournir une assistance humanitaire au Kirghizstan: sous la forme d'argent, de produits pétroliers et de céréales," a ajouté M. Poutine à cette chaîne de télévision des pays de la Communauté des Etats indépendants (CEI). "Nous envisageons maintenant d'augmenter le volume de cette aide" a-t-il dit.
Kourmanbek Bakiev a été chassé du pouvoir après un soulèvement populaire en avril qui avait fait 87 morts.
Les responsables kirghiz et étrangers ont mis en garde contre une guerre civile dans cette république où les Etats-Unis et les Russes disposent de bases militaires.
"Parfois nous ne comprenons pas très bien le processus interne" a déclaré le dirieant russe, jugeant la situation "compliquée et ambigüe" au Kirghizstan où la présidentielle prévue en octobre a été annulée.
"Nous voudrions beaucoup qu'il soit mis un terme aussi vite que possible à cette période d'incertitude" a dit M. Poutine dans une interview accordée à la chaîne de télévision Mir.
A cet égard...


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