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Turquie-Arménie : Erdogan maintient ses conditions pour un rapprochement

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré jeudi qu'il restait attaché à un rapprochement avec l'Arménie, mais a répété que le succès de ce processus dépendait des progrès entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan dans le conflit du Nagorny-Karabakh.

M. Erdogan a fait cette déclaration peu après l'annonce, par les trois partis formant la majorité au Parlement arménien, qu'ils allaient "stopper le processus" de réconciliation turco-arménienne, puisque la Turquie continue à "poser des conditions préalables".

"Nous avons exprimé à plusieurs reprises notre engagement au regard de la lettre et de l'esprit des protocoles (de réconciliation) et l'objectif de les mettre en pratique", a dit M. Erdogan à la presse.

"Nous avons aussi expliqué à plusieurs reprises... comment le processus de ratification (des protocoles) peut avancer et comment nous pouvons atteindre l'objectif d'une paix globale dans la région. Notre détermination reste inchangée", a-t-il ajouté.

La référence à une "paix globale dans la région" signifie pour les responsables turcs que la normalisation avec Erevan ne peut se faire sans des progrès sur le conflit du Nagorny-Karabakh entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, pays allié de la Turquie.

Les deux protocoles de normalisation qui doivent être approuvés par les deux parlements turc et arménien prévoient d'établir des relations diplomatiques et de rouvrir la frontière commune.

La Turquie a fermé sa frontière avec l'Arménie en 1993, en solidarité avec l'Azerbaïdjan après que des séparatistes d'origine arménienne, appuyés par Erevan, eurent pris le contrôle de la région azerbaïdjanaise du Nagorny-Karabakh, dans un conflit qui a fait environ 30.000 morts.

L'Arménie refuse de lier le dossier du Nagorny-Karabakh à celui d'une normalisation avec la Turquie.

Turquie et Arménie tentent, par ce processus de réconciliation, de tirer un trait sur près d'un siècle d'animosité, du fait des massacres d'Arméniens par les Ottomans (1915-17), massacres qu'Erevan qualifie de "génocide", terme rejeté par Ankara.

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré jeudi qu'il restait attaché à un rapprochement avec l'Arménie, mais a répété que le succès de ce processus dépendait des progrès entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan dans le conflit du Nagorny-Karabakh.
M. Erdogan a fait cette déclaration peu après l'annonce, par les trois partis formant la majorité au Parlement arménien, qu'ils allaient "stopper le processus" de réconciliation turco-arménienne, puisque la Turquie continue à "poser des conditions préalables".
"Nous avons exprimé à plusieurs reprises notre engagement au regard de la lettre et de l'esprit des protocoles (de réconciliation) et l'objectif de les mettre en...