Le président israélien Shimon Peres a appelé mardi à "relancer de toute urgence" les négociations avec les Palestiniens, actuellement au point mort, au premier jour d'une visite officielle à Paris.
"Un an s'est déjà écoulé, il est déjà tard, il faut reprendre de toute urgence les négociations et on pourra arriver à un compromis", a déclaré M. Peres à l'issue d'une rencontre avec le Premier ministre François Fillon.
"Nous devons aider à la création d'un Etat palestinien, c'est de l'intérêt d'Israël, il faut maintenant dire à nos amis palestiniens que trop de temps a été perdu vers la reprise des négociations", a-t-il ajouté.
Le président israélien a également "félicité la France pour le rôle extraordinaire qu'elle joue en permanence dans le processus de paix".
Paris propose d'accueillir une conférence de paix à condition qu'elle puisse déboucher sur des résultats, tout en critiquant fermement la colonisation juive en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.
Alors que Paris a par ailleurs renoué avec Damas, M. Peres, qui exerce une fonction surtout honorifique, a réitéré ses attaques à l'encontre de la Syrie, qu'il accuse de fournir des missiles Scud à la milice chiite libanaise du Hezbollah
"Pour ce qui est de la Syrie la question est toujours posée: où vont-ils, qu'est-ce qu'ils veulent, puisqu'ils parlent à la fois de paix et qu'ils encouragent le Hezbollah, qui n'est pas un mouvement politique, qui n'est pas un mouvement religieux, mais qui n'a qu'un objectif unique à savoir d'attaquer Israël", a déclaré le président israélien.
"Il faut que les Syriens soient clairs, il faut qu'ils décident s'ils veulent parler de paix ou s'ils veulent soutenir le Hezbollah contre Israël", a-t-il insisté.
Enfin à propos de la question de l'Iran, sur laquelle le ton s'est durci à l'occasion du sommet de Washington sur la sécurité nucléaire, M. Peres a assuré qu'Israël et la France étaient "tout à fait d'acccord" pour "faire preuve de fermeté" à l'égard de Téhéran.
En visite officielle en France pendant trois jours, Shimon Peres aura notamment un entretien mercredi avec le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner puis jeudi un déjeuner de travail avec Nicolas Sarkozy.
"Un an s'est déjà écoulé, il est déjà tard, il faut reprendre de toute urgence les négociations et on pourra arriver à un compromis", a déclaré M. Peres à l'issue d'une rencontre avec le Premier ministre François Fillon.
"Nous devons aider à la création d'un Etat palestinien, c'est de l'intérêt d'Israël, il faut maintenant dire à nos amis palestiniens que trop de temps a été perdu vers la reprise des négociations", a-t-il ajouté.
Le président...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine