Le Tribunal suprême espagnol a confirmé mardi le classement d'une enquête pour "crimes contre l'humanité" visant des responsables israéliens présumés d'un bombardement meurtrier à Gaza en 2002.
L'Audience nationale, principale instance pénale espagnole, avait décidé en juin de classer cette enquête, ouverte en janvier 2009, et qui avait suscité l'ire d'Israeël.
En septembre 2009, deux parties civiles, le Comité de solidarité avec la cause arabe et l'association Al-Quds de solidarité avec les peuples du monde arabe avaient fait appel de cette décision.
L'enquête et ses réactions avaient provoqué l'embarras du gouvernement espagnol et poussé les députés à se prononcer en juin 2009 en faveur d'une nette limitation du principe de juridiction universelle qui permet aux juges espagnols d'enquêter sans limite sur les crimes de masse commis dans le monde.
L'enquête se fondait sur une plainte du Centre palestinien pour les droits de l'Homme dénonçant une frappe aérienne israélienne qui avait tué un dirigeant du Hamas, Salah Chehadeh, et 14 civils palestiniens, le 22 juillet 2002. Environ 150 Palestiniens avaient été blessés pendant cette attaque.
La plainte visait l'ex-ministre israélien de la Défense, Benjamin Ben-Eliezer, et six hauts responsables militaires israéliens.
Le principe de juridiction universelle, adopté en 2005, a causé des embarras diplomatiques à l'Espagne avec Israël, la Chine, et dans une moindre mesure avec les Etats-Unis.
L'Audience nationale, principale instance pénale espagnole, avait décidé en juin de classer cette enquête, ouverte en janvier 2009, et qui avait suscité l'ire d'Israeël.
En septembre 2009, deux parties civiles, le Comité de solidarité avec la cause arabe et l'association Al-Quds de solidarité avec les peuples du monde arabe avaient fait appel de cette décision.
L'enquête et ses réactions avaient provoqué l'embarras du gouvernement espagnol et poussé les députés à se prononcer en...


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