Des centaines de milliers d'Iraniens étaient rassemblés jeudi à Téhéran et dans tout le pays pour commémorer le 31e anniversaire de la Révolution islamique, sous haute surveillance des forces de sécurité résolues à empêcher l'opposition de protester.
Une foule immense s'est rassemblée le matin sur la grande place Azadi (Liberté) et dans les avenues environnantes du sud-ouest de Téhéran, agitant des drapeaux iraniens vert, blanc et rouge, et des pancartes proclamant "Mort à Israël" et ¨Mort à l'Amérique", selon les images de la télévision d'Etat.
Les manifestants scandaient des slogans affirmant leur "soumission" au guide de la République islamique Ali Khamenei, a indiqué la télévision en affirmant que des "millions" d'Iraniens étaient venus à Téhéran et dans d'autres villes d'Iran "manifester l'unité de la nation".
De très importantes forces de police anti-émeutes étaient stationnées autour de la place Azadi, partiellement protégée par des échafaudages, où le président Mahmoud Ahmadinejad devait prononcer un discours en fin de matinée, selon un journaliste de l'AFP sur place.
Redoutant des manifestations de l'opposition, les autorités ont interdit à la presse étrangère de couvrir les défilés, la cantonnant dans une tribune officielle place Azadi pour écouter le discours du président ultraconservateur.
Les principaux leaders de l'opposition qui contestent la régularité de l'élection présidentielle du 12 juin, ont appelé leurs partisans à participer massivement aux rassemblements officiels pour faire entendre leur voix.
"Des milliers et des milliers de partisans du mouvement vert (ndlr: la couleur de l'opposition) sont dans les rues", arborant des signes verts en protestation, a affirmé le site d'opposition Rahesabz. Mais il n'était pas possible de confirmer cette information de source indépendante.
Une principale figure de l'opposition, l'ex-chef du Parlement Mehdi Karoubi et candidat malheureux au scrutin de juin, a annoncé sa participation au rassemblement de Téhéran avec ses partisans, malgré des avertissements et pressions exercées sur sa famille et son entourage par les autorités, a indiqué son fils Hossein Karoubi à l'AFP.
La police a notamment arrêté plusieurs de ses proches mercredi, a-t-il précisé.
Des manifestations à répétition de l'opposition depuis la réélection contestée de M. Ahmadinejad ont entraîné des dizaines de morts et des milliers d'arrestations dans tout l'Iran, mais la répression exercée par le pouvoir n'a pas entamé jusqu'à présent la détermination des protestataires.
Depuis les autorités ont exécuté deux opposants et en a condamné dix à mort.
Dans ce contexte tendu et alors que l'Iran est menacé de nouvelles sanctions internationales pour son refus d'arrêter l'enrichissement d'uranium, le pouvoir a averti qu'il ne tolèrerait pas de voix discordantes lors des manifestations traditionnellement destinées à afficher la force et la popularité du régime islamique.
L'ayatollah Khamenei, qui soutient M. Ahmadinejad, a affirmé lundi que "la nation iranienne, par son unité" allait "infliger un camouflet" aux puissances occidentales.
Le général Hossein Hamedani, un responsable des Pasdaran, l'armée idéologique du régime, a affirmé qu'aucune "manifestation du mouvement vert" ne serait tolérée.
Les dernières manifestations de l'opposition, à l'occasion du deuil chiite d'Achoura le 27 décembre, avaient fait huit morts et un millier d'arrestations. L'opposition qui n'a pas le droit de manifester, tente de profiter systématiquement de tous les rassemblements officiels pour se faire entendre.
Une foule immense s'est rassemblée le matin sur la grande place Azadi (Liberté) et dans les avenues environnantes du sud-ouest de Téhéran, agitant des drapeaux iraniens vert, blanc et rouge, et des pancartes proclamant "Mort à Israël" et ¨Mort à l'Amérique", selon les images de la télévision d'Etat.
Les manifestants scandaient des slogans affirmant leur "soumission" au guide de la République islamique Ali Khamenei, a indiqué...


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