Le Liban tentait mardi de déterminer les circonstances du crash de l'avion d'Ethiopian Airlines survenu la veille au large de ses côtes, et notamment la raison pour laquelle l'appareil a changé de trajectoire peu après le décollage.
La recherche des boîtes noires, élément-clé pour expliquer ce drame qui n'a fait aucun survivant, vont se poursuivre pendant la nuit de mardi à mercredi, a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'armée.
"Les recherches se concentrent sur une zone de 35 km2 au large de Khaldé", localité située à 6 km au sud de l'aéroport de Beyrouth, a indiqué à l'AFP le ministre des Transports Ghazi Aridi.
"Il n'y aura aucune réponse tant que nous n'aurons pas retrouvé les boîtes noires", a souligné le ministre.
Deux enquêteurs du Bureau français d'Enquêtes et d'Analyses (BEA) pour la sécurité de l'aviation civile sont arrivés sur place pour se joindre à l'enquête, tandis que Washington a annoncé que des experts du Conseil national de la sécurité des transports (NTSB) seraient dépêchés cette semaine.
Quatorze corps ont été repêchés jusqu'à présent, dont ceux de deux enfants, nés en 2006 et 2007, d'après l'armée.
Selon M. Aridi, le pilote a confirmé avoir reçu des instructions de la tour de contrôle lui demandant de prendre une certaine direction, mais l'avion est parti dans une autre.
"Il a donné son "OK" après avoir reçu des instructions lui disant d'aller dans une direction, mais l'appareil a dévié, et quand la tour de contrôle a tenté d'entrer en communication avec lui, elle a perdu tout contact", a dit le ministre.
"Le temps orageux ne peut être la seule explication de cette catastrophe", a affirmé de son côté le capitaine Mohammad Houmani, président du syndicat des pilotes de la Middle East Airlines (MEA), le transporteur national libanais.
"Le moteur ne lui a peut-être pas permis d'aller dans la direction voulue, ou il y a peut-être eu un problème d'hydraulique, mais on ne peut pas se lancer dans des hypothèses avant la découverte des boîtes noires", a-t-il précisé à l'AFP.
D'après le capitaine Habib Karam, ancien président de ce syndicat, l'avion aurait pu entrer dans un cumulonimbus, ce qui a pu le déstabiliser. "Si le pilote entre dans ce type de nuage, c'est fini", a-t-il avancé.
Pour Vincent Favé, expert aéronautique français, "en cas de gros orage, des rafales verticales très importantes au coeur d'un nuage ont une conséquence directe sur la "pilotabilité" de l'avion parce que la vitesse de l'avion va évoluer et éventuellement l'appareil peut décrocher".
Selon un communiqué d'Ethiopian Airlines, le pilote, dont le nom n'est pas précisé, "avait 20 ans d'expérience et connaissait très bien l'appareil", un Boeing 737.
Cet avion s'est abîmé en mer lundi quelques minutes après son décollage -en pleine tempête- de l'aéroport de Beyrouth, avec 90 personnes à bord, dont 54 Libanais.
Quelques débris, dont une partie de l'aile gauche de l'appareil, ont été retrouvés par la marine libanaise, d'après l'armée.
Secondé par la Force des Nations unies au Liban (Finul), le navire de guerre américain USS Ramage, équipé de sonars, poursuit ses recherches au large du sud de Beyrouth où s'est écrasé l'avion.
Plus de 24 heures après l'accident, il restait peu d'espoir de retrouver un survivant.
Des témoins ont raconté avoir vu une boule de feu plonger dans la mer.
Les autorités libanaises et la compagnie éthiopienne ont écarté "tout acte de sabotage" ou "terroriste".
Parmi les passagers se trouvait Marla Sanchez Pietton, l'épouse de l'ambassadeur de France au Liban, Denis Pietton.
La recherche des boîtes noires, élément-clé pour expliquer ce drame qui n'a fait aucun survivant, vont se poursuivre pendant la nuit de mardi à mercredi, a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'armée.
"Les recherches se concentrent sur une zone de 35 km2 au large de Khaldé", localité située à 6 km au sud de l'aéroport de Beyrouth, a indiqué à l'AFP le ministre des Transports Ghazi Aridi.
"Il n'y aura aucune réponse tant que nous n'aurons pas retrouvé les...


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