Les discussions avec l'Iran sur son programme nucléaire ont échoué principalement en raison de l'absence des pays du Golfe à la table des négociations, a estimé samedi à Manama le chef de la diplomatie de Bahreïn.
L'échec de ces négociations ne devrait donc pas déboucher sur de nouvelles sanctions contre Téhéran car elles ont été d'emblée minées par l'absence des voisins de l'Iran, a déclaré Cheikh Khaled Ben Ahmad al-Khalifa lors de la VIe édition du "Dialogue de Manama", un forum sur la sécurité régionale organisé par l'Institut international des études stratégiques (IISS).
"Des négociations ont eu lieu en notre absence", a-t-il dit. C'est une erreur fondamentale (...) et la principale raison de l'échec des discussions."
Les discussions ont seulement eu lieu entre l'Iran et les grandes puissances, "pas avec les pays qui ont peur de ce qui peut se passer, les pays qui n'ont pas été impliqués", a déclaré Cheikh Khaled, dont l'archipel est le siège de la Ve Flotte américaine.
"Il ne serait pas juste de sanctionner les Iraniens à l'issue de discussions dont l'organisation a été défectueuse", a-t-il ajouté.
Réunis à Bruxelles, les dirigeants des pays de l'Union européenne ont réaffirmé vendredi leur soutien à d'éventuelles sanctions du Conseil de sécurité de l'ONU si l'Iran continuait à ne pas coopérer sur son programme nucléaire.
Washington a ensuite dit partager les "graves inquiétudes" de l'UE et réitéré la menace de "conséquences" à prendre au sérieux si Téhéran persistait à ne pas coopérer.
L'Iran est déjà visé par cinq résolutions du Conseil de sécurité, dont trois assorties de sanctions, pour son refus de suspendre l'enrichissement d'uranium.
Téhéran a refusé à la mi-novembre un projet d'accord de l'AIEA qui prévoyait que l'Iran fasse enrichir par un pays tiers son uranium faiblement enrichi pour obtenir en retour du combustible pour son réacteur de recherche.
Ce projet d'accord devait permettre d'apaiser les inquiétudes de certaines capitales occidentales qui accuse l'Iran de chercher à obtenir la bombe atomique, ce que Téhéran dément.
L'échec de ces négociations ne devrait donc pas déboucher sur de nouvelles sanctions contre Téhéran car elles ont été d'emblée minées par l'absence des voisins de l'Iran, a déclaré Cheikh Khaled Ben Ahmad al-Khalifa lors de la VIe édition du "Dialogue de Manama", un forum sur la sécurité régionale organisé par l'Institut international des études stratégiques (IISS).
"Des négociations ont eu lieu en notre absence", a-t-il dit. C'est une erreur...


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