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Visite surprise du ministre allemand de la Défense en Afghanistan

Le ministre allemand de le Défense, Karl-Theodor zu Guttenberg, est arrivé vendredi en Afghanistan alors qu'un débat sur une frappe aérienne meurtrière fait rage en Allemagne, a-t-on appris auprès de son ministère.

Le ministre conservateur est accompagné d'experts politiques en matière de défense, a ajouté le porte-parole.

Dans un entretien télévisé enregistré avant son départ et diffusé vendredi matin à la télévision publique, le ministre a dit vouloir rencontrer des soldats et vouloir se faire une image de la situation sur place.

Cette visite, la seconde depuis sa prise de fonction en octobre, intervient alors qu'un débat sur une frappe aérienne meurtrière de l'Otan en Afghanistan, qui a provoqué des démissions au plus haut niveau à Berlin, met le gouvernement d'Angela Merkel dans l'embarras. L'opposition critique la politique d'information du gouvernement et réclame des explications au ministre de la Défense.

La frappe aérienne du 4 septembre qui, selon l'Otan, aurait fait jusqu'à 142 morts, dont de nombreux civils, avait été ordonnée par un commandant allemand à Kunduz, dans le nord de l'Afghanistan, après le vol par les talibans de deux camions-citernes remplis d'essence.

M. zu Guttenberg a indiqué que l'Allemagne accorderait des dédommagements aux familles des victimes du bombardement.

Il est "important, particulièrement en raison des événements de Kunduz de nouer le contact avec la population civile" pour "trouver des solutions adaptées à la culture locale". "Il est clair que nous devons trouver une solution (...) qui aide les gens sur place", a-t-il insisté, reconnaissant qu'"on ne pourra jamais réparer" la "souffrance terrible" causée par ce raid.

La presse allemande avait révélé jeudi que plusieurs officiers de la KSK (une unité d'élite) avaient pris par à la préparation et à la mise en oeuvre de l'attaque.

"La question de savoir si et comment des unités d'élites (de l'armée, KSK) ont participé (à l'attaque) fait partie des points sur lesquels la commission d'enquête (parlementaire) travaille", a dit le ministre.

"Je dois savoir ce qui c'est passé" et "quand on en saura plus alors l'opinion publique devra être tenue au courant", a déclaré M. zu Guttenberg, qui a succédé fin octobre au poste de ministre de la Défense à Franz Josef Jung.

Des révélations de la presse allemande sur l'étouffement par le ministère de la Défense d'une enquête interne sur le bombardement aérien avaient entraîné fin novembre la démission de M. Jung, alors au poste de ministre du Travail, ainsi que du chef d'état-major, le général Wolfgang Schneiderhan, et d'un secrétaire d'Etat à la Défense, Peter Wichert.

A la question de savoir s'il avait des reproches à se faire, M. zu Guttenberg a répondu par l'affirmatif sur un point: Celui d'avoir qualifié le raid d'approprié dans un premier temps avant d'avoir corrigé publiquement ses propos par la suite.

"Quand on fait une mauvaise estimation alors on doit la corriger publiquement", a-t-il dit, soulignant que cette estimation avait été prise à l'époque sur la base des éléments qui lui avaient été fournis.

L'Allemagne déploie actuellement environ 4.300 hommes en Afghanistan, ce qui en fait le troisième contributeur derrière les Etats-Unis et la Grande-Bretagne à la force internationale de quelque 110.000 hommes.

Le ministre allemand de le Défense, Karl-Theodor zu Guttenberg, est arrivé vendredi en Afghanistan alors qu'un débat sur une frappe aérienne meurtrière fait rage en Allemagne, a-t-on appris auprès de son ministère.
Le ministre conservateur est accompagné d'experts politiques en matière de défense, a ajouté le porte-parole.
Dans un entretien télévisé enregistré avant son départ et diffusé vendredi matin à la télévision publique, le ministre a dit vouloir rencontrer des soldats et vouloir se faire une image de la situation sur place.
Cette visite, la seconde depuis sa prise de fonction en octobre, intervient alors qu'un débat sur une frappe aérienne meurtrière de l'Otan en...