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Colonies : Kouchner regrette la décision, appelle à des discussions directes

Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a "regretté" mercredi la décision d'Israël de construire près de 1.000 logements à Jérusalem-est, et a appelé à reprendre les négociations politiques "face à face", au début d'une visite éclair en Israël.

"C'est évidemment une décision que nous regrettons. Mais en même temps, ça a toujours été fait ainsi. Pour le moment, il faut repartir dans des discussions humaines, face à face, les yeux dans les yeux", a-t-il dit lors d'un point de presse après la signature à Jérusalem d'une convention de réhabilitation d'un hôpital de Gaza.

Le ministère israélien de l'Intérieur a autorisé mardi la construction de 900 logements dans le quartier de Gilo à Jérusalem-est, en pleine controverse internationale sur la colonisation.

Washington s'est dit "consterné" et le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a rappelé que les colonies juives étaient "illégales".

La partie orientale de Jérusalem, où vivent quelque 200.000 Israéliens installés dans une douzaine de nouveaux quartiers ainsi que 270.000 Palestiniens, a été conquise durant la guerre de juin 1967 puis annexée.

Cette annexion n'a jamais été reconnue par la communauté internationale qui continue à demander un arrêt total de la colonisation.

La classe politique israélienne a défendu la décision de construire de nouveaux logements à Gilo.

"Gilo est un consensus israélien et il faut le comprendre pour toute discussion sur les frontières permanentes dans le cadre d'un futur accord de paix", a souligné dans un communiqué la chef de l'opposition, Tzipi Livni, après avoir rencontré M. Kouchner.

La décision israélienne survient au moment où le contentieux sur la colonisation entrave les efforts de relance du processus de paix, en particulier américains.

Lors d'une escale mardi à Amman, M. Kouchner a rencontré le président palestinien Mahmoud Abbas.

"Nous avons parlé de la paix, de la nécessité impérative, immédiate, de revenir à des discussions politiques. La nécessité pour l'avenir, pour les deux parties, est de reprendre les négociations politiques", a-t-il réaffirmé, en soulignant que la France était "déterminée à jouer un rôle" pour favoriser la relance du dialogue.

Il y a "un moment politique à trouver" et "ce ne peut être que le gouvernement israélien qui le fasse", a-t-il expliqué. "Du côté palestinien, je le pense vraiment, les choses sont tout à fait prêtes à être décidées".

Durant sa visite en Israël, M. Kouchner devait encore rencontrer le Premier ministre Benjamin Netanyahu, son homologue Avigdor Lieberman et le ministre de la Défense Ehud Barak.

Il s'est entretenu dans la matinée avec les parents de Gilad Shalit, le soldat franco-israélien détenu depuis plus de trois ans après avoir été enlevé par des groupes armés palestiniens à la lisière de la bande de Gaza.

Le père du soldat, Noam Shalit, a déclaré à l'AFP que "le dialogue avec la France était constant" et s'est félicité de "l'implication de la France dans les efforts pour la libération" de son fils.

Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a "regretté" mercredi la décision d'Israël de construire près de 1.000 logements à Jérusalem-est, et a appelé à reprendre les négociations politiques "face à face", au début d'une visite éclair en Israël.
"C'est évidemment une décision que nous regrettons. Mais en même temps, ça a toujours été fait ainsi. Pour le moment, il faut repartir dans des discussions humaines, face à face, les yeux dans les yeux", a-t-il dit lors d'un point de presse après la signature à Jérusalem d'une convention de réhabilitation d'un hôpital de Gaza.
Le ministère israélien de l'Intérieur a...