L'Iran "perd du temps" en ne répondant pas aux exigences de la communauté internationale concernant son programme d'enrichissement d'uranium, a affirmé mardi le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner.
"L'Iran perd du temps car c'est maintenant qu'il faudrait parler. Un jour il sera trop tard", a déclaré M. Kouchner en marge d'une réunion avec ses homologues européens à Luxembourg.
"Les Américains, par la volonté de M. (Barack) Obama, ont redonné de la vigueur à cette nécessité du dialogue mais ça ne durera pas éternellement. Il faut des réponses. Nous avons tous témoigné d'une longue patience", a-t-il ajouté.
Le ministre iranien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki a annoncé lundi que Téhéran donnerait prochainement sa réponse à la proposition de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) d'envoyer en Russie l'uranium iranien enrichi à moins de 5% pour le faire enrichir à 19,75%.
On ignore quand l'Iran fera part de sa réponse et Moscou a appelé la communauté internationale à un "maximum de patience".
"M. Mottaki fait des déclarations, il refait des déclarations. Elles sont rarement très enthousiasmantes, elles sont rarement très positives", a commenté M. Kouchner.
"Nous attendons des lumières au bout du tunnel depuis presque trois ans. On va attendre jusqu'à ce qu'on décide que ça suffit comme ça et que le processus est achevé", a ajouté le ministre français.
"Même s'il est clair que les discussions ne peuvent s'éterniser, personne ne souhaite donner à l'Iran de date butoir trop précise, parce que sinon Téhéran risque de jouer avec", a indiqué pour sa part à l'AFP un diplomate européen.
La question de l'enrichissement est centrale car, si l'uranium faiblement enrichi est employé dans les centrales nucléaires, le minerai fortement enrichi peut permettre la fabrication d'armes. Or certaines capitales occidentales accusent l'Iran de chercher à se doter de l'arme nucléaire, ce que Téhéran dément.
L'Iran refuse de geler ses activités d'enrichissement malgré cinq résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, dont trois assorties de sanctions.
"L'Iran perd du temps car c'est maintenant qu'il faudrait parler. Un jour il sera trop tard", a déclaré M. Kouchner en marge d'une réunion avec ses homologues européens à Luxembourg.
"Les Américains, par la volonté de M. (Barack) Obama, ont redonné de la vigueur à cette nécessité du dialogue mais ça ne durera pas éternellement. Il faut des réponses. Nous avons tous témoigné d'une longue patience", a-t-il ajouté.
Le ministre iranien des Affaires...


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