La Russie accepte le "projet d'accord" de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) visant à faire enrichir sur son territoire une grande partie de l'uranium iranien à usage civil, a annoncé vendredi le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.
"Les experts russes ont participé à la rencontre lors de laquelle des propositions ont été formulées au nom de l'AIEA. Nous sommes d'accord avec ces propositions", a déclaré M. Lavrov à l'issue d'un entretien avec son homologue ukrainien Petro Porochenko.
"Nous espérons que non seulement l'Iran mais toutes les parties, les pays dont dépend la mise en oeuvre de ce schéma, confirmeront leur accord", a-t-il ajouté.
"Ce n'est pas un accord, ce sont des propositions formulées par le directeur général de l'AIEA", a noté le chef de la diplomatie russe.
A Vienne, un diplomate a annoncé à l'AFP que les Etats-Unis et la France étaient d'accord avec le projet de l'AIEA.
L'Agence attend vendredi avant minuit la réponse officielle de l'Iran à son projet d'accord.
La Russie est appelée à jouer un rôle-clé dans la mise en oeuvre du projet : l'AIEA prévoit que l'Iran lui transfère d'ici la fin de l'année 1.200 des 1.500 kg que Téhéran a faiblement enrichi à moins de 5% -- malgré l'opposition du Conseil de sécurité de l'ONU -- afin de les enrichir à 19,75%.
Cet uranium enrichi doit ensuite approvisionner le réacteur de recherche iranien, sous contrôle de l'AIEA, et produire des isotopes nécessaires à la mise au point du traitement de certains cancers.
Un tel accord est considéré comme crucial pour tenter d'apaiser les tensions sur le programme nucléaire iranien, dont Téhéran affirme qu'il est purement civil alors que les pays occidentaux suspectent l'Iran de viser la fabrication d'une bombe atomique.
"Les experts russes ont participé à la rencontre lors de laquelle des propositions ont été formulées au nom de l'AIEA. Nous sommes d'accord avec ces propositions", a déclaré M. Lavrov à l'issue d'un entretien avec son homologue ukrainien Petro Porochenko.
"Nous espérons que non seulement l'Iran mais toutes les parties, les pays dont dépend la mise en oeuvre de ce schéma, confirmeront leur accord", a-t-il ajouté.
"Ce n'est pas un accord, ce sont...


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