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L'Iran n'a pas répondu sur le nucléaire (porte-parole de Solana)

L'Iran n'a pas répondu dans sa dernière proposition aux questions qui lui étaient posées sur son programme nucléaire, a estimé vendredi la porte-parole du diplomate en chef de l'UE Javier Solana, ajoutant sa voix au scepticisme déjà exprimé par les Occidentaux.

"Ce n'est pas une réponse aux questions sur le nucléaire", a déclaré à l'AFP Cristina Gallach.

"Le document est beaucoup plus axé sur les questions globales que sur le nucléaire", a-t-elle ajouté. Toutefois, "les consultations continuent" entre les grandes puissances chargées de discuter du programme nucléaire controversé de l'Iran, pour avoir "une réponse coordonnée", a-t-elle dit.

Jeudi, un responsable de la diplomatie américaine avait déjà jugé qu'"il n'y a vraiment rien de nouveau dans le paquet lui-même". La France avait aussi exprimé son scepticisme.

Les responsables iraniens ont déjà dans le passé à plusieurs reprises assuré être disposés à reprendre des négociations pour parler des grands problèmes dans le monde, mais non pour discuter d'une suspension du programme nucléaire iranien.

Les Occidentaux soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de l'arme atomique sous couvert d'un programme nucléaire civil, ce que dément Téhéran.

Pour l'heure les Européens veulent encore examiner la volonté ou non de l'Iran à dialoguer, avant d'envisager des mesures plus fermes, selon un diplomate européen.

"On veut laisser ouverte la possibilité d'une rencontre avec l'Iran, au niveau des experts techniques par exemple, d'ici à l'assemblée générale des Nations-Unies" à la fin du mois à New York, où les grandes puissances du groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne), qui mènent depuis plusieurs années des négociations en vue de régler la crise nucléaire avec l'Iran, devraient se retrouver au niveau ministériel, souligne-t-il.

Un autre diplomate d'un pays membre du groupe 5+1 à Bruxelles déplore que "les références au nucléaire soient quasiment absentes" du dernier document iranien.

"Après il faut voir si on essaie de dialoguer encore, ou si on considère que c'est nul et non avenu", ce qu ouvrirait la porte à des discussions sur un nouveau train de sanctions contre Téhéran, ajoute-t-il.

Selon lui, "le consensus s'approfondit" entre les pays de l'Union européenne pour envisager que l'Europe aille de l'avant de manière unilatérale sur de nouvelles sanctions, en cas d'impasse persistante avec Téhéran, et si un accord ne peut être trouvé au sujet des sanctions au sein du Conseil de sécurité de l'ONU.

"Il y a davantage de prise de conscience (parmi les Etats de l'UE) de ce qu'est vraiment le programme iranien. On est vraiment dans une zone très dangereuse maintenant", a ajouté ce diplomate. "Les Etats européens disent que le temps est compté à présent et qu'on ne va pas passer encore 2 ans à négocier", selon lui.

L'UE a déjà pris de manière unilatérale des sanctions contre des pays comme la Birmanie ou le Zimbabwe.

Trois séries de sanctions internationales ont été adoptées contre l'Iran en 2005, 2006 et 2007, mais elles n'ont aucunement fait céder la République islamique.

Parmi les nouvelles sanctions envisagées par les occidentaux, figure un embargo sur les exportations de carburant et pétrole raffiné vers l'Iran. Ce pays produit du pétrole mais n'a pas les capacités pour le raffiner.

L'Iran n'a pas répondu dans sa dernière proposition aux questions qui lui étaient posées sur son programme nucléaire, a estimé vendredi la porte-parole du diplomate en chef de l'UE Javier Solana, ajoutant sa voix au scepticisme déjà exprimé par les Occidentaux.
"Ce n'est pas une réponse aux questions sur le nucléaire", a déclaré à l'AFP Cristina Gallach.
"Le document est beaucoup plus axé sur les questions globales que sur le nucléaire", a-t-elle ajouté. Toutefois, "les consultations continuent" entre les grandes puissances chargées de discuter du programme nucléaire controversé de l'Iran, pour avoir "une réponse coordonnée", a-t-elle dit.
Jeudi, un responsable de la diplomatie...