L'Union européenne a demandé jeudi au ministère iranien des Affaires étrangères, à Téhéran, la "libération immédiate" de Clotilde Reiss, la Française détenue dans le pays depuis le 1er juillet, a indiqué la Suède, qui assure la présidence tournante de l'UE.
L'UE, représentée par l'ambassadeur de Suède en Iran, et celui d'Espagne, pays qui lui succèdera à la tête de l'UE en janvier, "a réitéré sa préoccupation concernant la citoyenne française détenue Clotilde Reiss et a demandé sa libération immédiate", a souligné un communiqué.
Les ambassadeurs ont signifié au ministère iranien que "l'UE était totalement unie derrière cet appel".
Un message similaire a été transmis à Stockholm par le gouvernement suédois à l'ambassadeur d'Iran sur place.
Mardi, le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, avait indiqué lors d'un point presse faire pression pour avoir une démarche de l'UE en faveur de Clotilde Reiss, en notant qu'elle était plus difficile à obtenir pour un citoyen lambda que pour des diplomates ou des responsables politiques.
Jusqu'à présent, au sein de l'Union européenne, "il y a eu des démarches coordonnées, mais (qui) concernaient des diplomates", a expliqué le ministre. "Or Clotilde Reiss n'est pas diplomate. Je souhaiterais qu'il n'y ait pas ces différences de traitement. Il est vrai que les diplomates sont parties de la Convention de Vienne qui autorise plus facilement les protestations communes pour l'Union européenne et ses 27 pays membres", avait-il admis.
Clotilde Reiss, une universitaire de 23 ans, est accusée d'espionnage par l'Iran pour avoir pris des photos de manifestations avec son portable à Ispahan, où elle était lectrice en français, et les avoir envoyées à un ami français à Téhéran.
En France, la communauté scientifique et universitaire se mobilise de plus en plus en sa faveur, via des appels et des tribunes dans les médias.
Les autorités iraniennes avaient également arrêté neuf employés iraniens de l'ambassade britannique le 27 juin à la suite des manifestations contre la réélection contestée de l'ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad à la présidentielle du 12 juin. Ils ont, depuis, été tous relâchés.
L'Union européenne était également intervenue, via notamment des convocations d'ambassadeurs ou de chargés d'affaires iraniens, pour obtenir leur libération.
L'UE, représentée par l'ambassadeur de Suède en Iran, et celui d'Espagne, pays qui lui succèdera à la tête de l'UE en janvier, "a réitéré sa préoccupation concernant la citoyenne française détenue Clotilde Reiss et a demandé sa libération immédiate", a souligné un communiqué.
Les ambassadeurs ont signifié au ministère iranien que "l'UE était...


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