L'heure de vérité se rapproche sur le dossier nucléaire iranien et l'Europe va devoir faire des choix difficiles "dans les mois" à venir, a estimé mercredi le chef de la diplomatie suédoise Carl Bildt, dont le pays préside l'UE.
Il a fait état "de choix et jugements difficiles que nous allons devoir effectuer dans les semaines et mois à venir, mais pas beaucoup plus que cela", lors d'un débat devant le Parlement européen à Strasbourg.
Ses propos faisaient écho à ceux de la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, qui a prévenu mercredi l'Iran que l'offre de dialogue des Etats-Unis sur le nucléaire ne durerait pas indéfiniment, et jugé que "l'heure de passer à l'action a sonné" pour trouver une solution.
Comme Mme Clinton, M. Bildt a plaidé pour une solution négociée avec l'Iran concernant le programme nucléaire iranien, que Téhéran présente comme purement civil, mais qu'une grande partie de la communauté internationale soupçonne de viser à la fabrication de la bombe atomique.
"Il y a peut-être d'autres (gens) qui pensent qu'il y a des solutions beaucoup plus simples" pour régler le problème, mais "je ne pense pas qu'il y ait de solution si nous ne menons pas un vrai dialogue diplomatique" avec l'Iran, a dit le ministre.
Il a dans le même temps reconnu que ce dialogue était rendu "plus difficile" après le raidissement du régime suite aux manifestations ayant suivi la réélection contestée du président ultraconservateur iranien Mahmoud Ahmadinejad en juin.
"Il y a une offre sur la table faite par nous et les Américains" sur le programme nucléaire iranien, a dit le ministre un peu plus tard, lors d'une conférence de presse.
"J'ai vu que (le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr) Mottaki a dit que quelque chose allait venir du côté iranien. Nous sommes impatients d'examiner cela", a dit M. Bildt.
Samedi, M. Mottaki avait dit que son pays allait présenter des propositions, sans donner de date, ni de détails.
Il a fait état "de choix et jugements difficiles que nous allons devoir effectuer dans les semaines et mois à venir, mais pas beaucoup plus que cela", lors d'un débat devant le Parlement européen à Strasbourg.
Ses propos faisaient écho à ceux de la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, qui a prévenu mercredi l'Iran que l'offre de dialogue des Etats-Unis sur le nucléaire ne durerait pas indéfiniment, et jugé que "l'heure de passer à l'action a sonné" pour...


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