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La communauté internationale veut aider la Somalie pour enrayer la piraterie

L'ONU, l'Union européenne et l'Union africaine ont appelé jeudi à soutenir le rétablissement de la sécurité sur le sol de la Somalie, afin de réduire la piraterie dans le golfe d'Aden, lors d'une conférence de donateurs pour ce pays pauvre de la Corne de l'Afrique.

La Somalie "a la meilleure opportunité depuis une génération de mettre fin à ses souffrances et d'aller vers un avenir meilleur", a déclaré le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon à l'ouverture de cette conférence à Bruxelles.

Mais pour y arriver, la communauté internationale doit soutenir le rétablissement de forces de sécurité et de police en Somalie, en guerre civile depuis 1991, et aider la mission de maintien de la paix de l'Union africaine (Amisom), a-t-il plaidé.

Afin de remplir ces objectifs, quelque 200 millions d'euros sont nécessaires sur les douze mois qui viennent, dont la plus grande partie pour l'Amisom, en liquide et en nature (tentes, véhicules blindés, équipements divers...).

Et le gouvernement somalien, qui n'a le contrôle que sur une partie limitée du territoire, devra faire sa part du travail.

"Le gouvernement doit assurer la mise en place des forces de police et de sécurité, et s'assurer que ces forces soient inclusives, protègent les civils, et respectent les droits de l'Homme", a insisté Ban Ki-moon, alors que les violences commises par les forces somaliennes sont régulièrement dénoncées par les ONG.

Les actes de piraterie qui se multiplient au large des côtes somaliennes ne sont pas officiellement au menu de la conférence mais tous les intervenants jeudi ont souligné le lien entre ce phénomène et la situation sécuritaire sur le territoire somalien.

"Le rétablissement de la sécurité et de la paix en Somalie est la base de toute solution au problème (de la piraterie) et nous attendons l'assistance de la communauté internationale pour renforcer les gardes côtes pour pouvoir faire face aux pirates", a déclaré le président somalien Charif Cheikh Ahmed.

"Nous appelons la communauté internationale à ne pas se contenter de solutions partielles. Ceux qui commettent ces délits partent de la terre ferme et nous devons commencer à combattre le problème sur la terre ferme", a-t-il ajouté.

"Les actes de piraterie sont une manifestation criminelle qui prolonge en mer la crise et les actes répréhensibles commis sur terre", a souligné le président de la Commission de l'Union africaine Jean Ping.

"Cette situation anarchique a été exploitée par des éléments opposés à la paix, pour enclencher une guerre économique", a-t-il ajouté.

"Si nous ne traitons que les symptômes -la piraterie sur la mer- et pas les causes profondes -le délabrement de l'Etat et la pauvreté--, nous échouerons", a prévenu de son côté le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, qui a promis quelque 60 millions d'euros.

L'Union européenne a mis en place depuis décembre une opération navale militaire, Atalanta, pour protéger les navires dans le Golfe d'Aden. Malgré cette mission et d'autres, de l'Otan notamment, les attaques ont décuplé au cours du premier trimestre 2009 par rapport à la même période de 2008, passant de 6 à 61, selon le Bureau maritime international.

Alors que 3,2 millions de Somaliens, plus du tiers de la population du pays, dépendent de l'aide internationale pour survivre, le secrétaire général de l'ONU a appelé à ne pas oublier l'aide humanitaire toujours nécessaire.

"Cet effort (pour la sécurité) ne doit pas se faire aux dépens de l'assistance humanitaire", a-t-il insisté.

L'ONU, l'Union européenne et l'Union africaine ont appelé jeudi à soutenir le rétablissement de la sécurité sur le sol de la Somalie, afin de réduire la piraterie dans le golfe d'Aden, lors d'une conférence de donateurs pour ce pays pauvre de la Corne de l'Afrique.
La Somalie "a la meilleure opportunité depuis une génération de mettre fin à ses souffrances et d'aller vers un avenir meilleur", a déclaré le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon à l'ouverture de cette conférence à Bruxelles.
Mais pour y arriver, la communauté internationale doit soutenir le rétablissement de forces de sécurité et de police en Somalie, en guerre civile depuis 1991, et aider la...