Le capitaine américain du Maersk Alabama, détenu pendant cinq jours dans l'océan Indien, a été piégé par les pirates somaliens qui l'ont emmené à son insu dans un canot de sauvetage, selon le témoignage de membres de l'équipage diffusé mercredi.
Richard Phillips, libéré dimanche grâce à l'intervention des tireurs d'élite de la marine américaine qui ont tué trois preneurs d'otage, est considéré aux Etats-Unis comme un héros. Les premiers témoignages donnés après sa capture indiquaient qu'il s'était offert en otage aux pirates pour qu'ils quittent le Maersk Alabama après 13 heures d'abordage.
Mais selon deux marins du Maersk interrogés par la chaîne de télévision américaine ABC News, le capitaine Phillips a en fait été victime d'une ruse des pirates.
"Son projet n'était pas de partir. Mais les choses n'ont pas tourné comme prévu", a expliqué le second du navire, Shane Murphy.
Le Maersk Alabama, un porte-conteneurs de la société Maersk Line, avec à son bord 20 membres d'équipage américains, a été attaqué le 8 avril à quelque 500 kilomètres au large des côtes somaliennes dans l'océan Indien.
Une partie de l'équipage, qui s'était cachée dans la cale, est parvenue à maîtriser un des pirates et a négocié avec le reste du commando qui a accepté de quitter le navire après 13 heures d'abordage, emportant des vivres et du carburant à bord d'un canot de sauvetage.
Le capitaine Phillips est alors monté dans le canot pour montrer aux pirates comment démarrer l'embarcation.
"Mais les choses se sont détériorées progressivement, quelque chose visiblement n'allait pas et soudain nous étions confrontés à la réalité", lorsque le canot s'est éloigné avec le capitaine Phillips à bord, a rapporté Shane Murphy.
Richard Phillips, libéré dimanche grâce à l'intervention des tireurs d'élite de la marine américaine qui ont tué trois preneurs d'otage, est considéré aux Etats-Unis comme un héros. Les premiers témoignages donnés après sa capture indiquaient qu'il s'était offert en otage aux pirates pour qu'ils quittent le Maersk Alabama après 13 heures d'abordage.
Mais selon deux marins du Maersk interrogés par la...


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