Plusieurs dirigeants européens, dont le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel, ont salué vendredi la main tendue du président américain Barack Obama à l'Iran.
"Cela fait des années qu'on attend que les Américains se réengagent dans le dossier iranien", comme dans le processus de paix israélo-palestinien, a déclaré M. Sarkozy lors d'une conférence de presse à l'issue d'un sommet européen à Bruxelles.
Donc, "c'est plutôt une bonne nouvelle", a-t-il ajouté, à propos de l'initiative historique de M. Obama de s'adresser directement aux dirigeants iraniens en leur offrant de surmonter trente années de conflit.
"Que le président américain veuille se réengager au service de la paix" en s'adressant au peuple iranien directement tout en mettant en garde le régime, "c'est que du positif", a estimé M. Sarkozy.
"Je pense qu'il s'agit d'un message très constructif", a aussi estimé le diplomate en chef de l'UE Javier Solana.
"J'espère vraiment que l'Iran va prêter attention à ce qu'a dit le président Obama" qui pourrait "ouvrir un nouveau chapitre dans les relations avec Téhéran", a-t-il ajouté.
"Je crois que le message du président Obama reflète précisément ce que les Européens ont toujours voulu, à savoir qu'une offre soit faite à l'Iran et, je l'espère, qu'elle soit acceptée", a renchéri Angela Merkel.
"L'ouverture d'Obama hier à l'Iran est un tournant historique après 30 ans de blocage", a aussi commenté le ministre italien des Affaires étrangères Franco Frattini.
M. Sarkozy a néanmoins ajouté qu'il restait "convaincu qu'avec un baril de pétrole en-dessous de 50 dollars, la politique des sanctions reste d'actualité, et en même temps il faut discuter".
Les grandes puissances ont jusqu'ici mené une double politique pour tenter de convaincre l'Iran de renoncer à tout enrichissement d'uranium, qui leur fait craindre que ce pays ne chercher à se doter de l'arme atomique.
D'un côté, ils proposent de relancer la coopération économique et politique avec ce pays si Téhéran cesse l'enrichissement, de l'autre ils ont mis en place des sanctions contre l'Iran.
Selon des sources diplomatiques, les Européens ont commencé ces dernières semaines à préparer de nouvelles sanctions, pour "soutenir" la volonté de dialogue affichée par la nouvelle administration américaine.
L'Iran est déjà en butte à trois trains de sanctions du Conseil de sécurité de l'ONU à cause de ses activités nucléaires, soupçonnées d'alimenter un programme de fabrication de l'arme atomique.
"Cela fait des années qu'on attend que les Américains se réengagent dans le dossier iranien", comme dans le processus de paix israélo-palestinien, a déclaré M. Sarkozy lors d'une conférence de presse à l'issue d'un sommet européen à Bruxelles.
Donc, "c'est plutôt une bonne nouvelle", a-t-il ajouté, à propos de l'initiative historique de M. Obama de s'adresser directement aux dirigeants iraniens en leur offrant de surmonter trente années de conflit.
"Que le président américain...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine