Un dirigeant de l'opposition tunisienne, Moncef Marzouki, a accusé mardi les autorités tunisiennes d'avoir fait pression sur le Liban pour qu'il refuse de lui octroyer un visa d'entrée en vue d'une conférence sur la démocratie dans le monde arabe organisée à Beyrouth.
Moncef Marzouki, qui a appelé les Tunisiens à la résistance civile, a expliqué à l'AFP par téléphone de Paris où il vit en exil qu'il devait donner une conférence à l'Institut allemand d'études orientales de Beyrouth.
L'Institut s'est vu cependant signifier par la Sécurité générale libanaise, qui délivre les visas d'entrée sur le territoire, que Moncef Marzouki ne serait pas autorisé à entrer au Liban, selon un de ses membres, Suzanne Kassab.
"Nous avons été informés par la Sécurité générale que son visa avait été refusé", a-t-elle déclaré, ajoutant qu'aucun motif n'avait été donné pour ce rejet.
M. Marzouki a déclaré que les autorités tunisiennes avaient fait pression sur le Liban. "Il y a eu clairement une coordination entre le Liban et la Tunisie en matière de sécurité", a-t-il affirmé.
"Le Liban n'a pas voulu contrarier les autorités tunisiennes, a-t-il accusé. Entre pays arabes, la seule chose qui marche, c'est la coopération policière".
La Sécurité générale n'a pas commenté ces informations.
L'opposant a ajouté qu'il était poursuivi dans son pays pour menaces contre la sécurité publique après avoir appelé à une campagne de résistance civile contre le gouvernement tunisien sous la présidence d'Habib Bourguiba (1957-1987).
Moncef Marzouki, qui a appelé les Tunisiens à la résistance civile, a expliqué à l'AFP par téléphone de Paris où il vit en exil qu'il devait donner une conférence à l'Institut allemand d'études orientales de Beyrouth.
L'Institut s'est vu cependant signifier par la Sécurité générale libanaise, qui délivre les visas d'entrée sur le territoire, que Moncef Marzouki ne serait pas autorisé à entrer au...


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