D'intenses négociations se tenaient dans le secret mercredi au Caire pour obtenir du Hamas, via l'Egypte, la libération du soldat israélien Gilad Shalit en échange de centaines de détenus palestiniens.
Pour la troisième fois en quinze jours, le négociateur israélien Ofer Dekel s'est rendu au Caire mardi soir, et rien n'a filtré de ses entretiens mercredi inhabituellement longs, a appris l'AFP de source proche des négociateurs.
"Une intense et dure négociation est en cours qui porte sur les noms des prisonniers du Hamas à échanger contre Shalit", détenu depuis près de 1.000 jours dans la bande de Gaza, a indiqué cette source qui a requis l'anonymat.
Ces navettes se sont accélérées depuis quinze jours pour arracher sa libération avant la formation, d'ici le 3 avril, d'un gouvernement israélien "faucon" conduit par le chef de file de la droite, Benjamin Netanyahu.
Israël conditionne la conclusion d'un accord de trêve durable dans la bande de Gaza contrôlée par le Hamas à la libération de Shalit, capturé le 26 juin 2006 par un commando palestinien en bordure de l'enclave palestinienne.
Renforçant la pression sur le Premier ministre sortant, Ehud Olmert, les parents de Gilad Shalit se sont installés dimanche dans une tente face à sa résidence, à Jérusalem, recevant des milliers de visites de soutien.
M. Dekel, ex-chef adjoint du Shin Beth, le service de sécurité intérieur israélien, a pour interlocuteur le général Omar souleimane, patron des services égyptiens de renseignements, homme clef de tous les dossiers sensibles.
Mais cette nouvelle visite intervient alors qu'une délégation du mouvement islamiste Hamas, dont le numéro 2 du bureau politique Moussa Abou Marzouk, se trouve aussi au Caire pour des discussions interpalestiniennes.
A son arrivée de Damas pour ces réunions, M. Marzouk a confirmé un chiffre de 450 condamnés islamistes devant être libérés, en plus de 550 autres détenus: adolescents, femmes ou responsables politiques du Hamas.
"Ce dossier reste dans les mains de l'Egypte", a-t-il dit au quotidien panarabe al-Charq al-Awsat, affirmant que "Israël envoie parfois des émissaires anglais, allemands, français, russes ou arabes pour contourner la médiation égyptienne".
Il a en revanche démenti une information de presse selon laquelle il aurait reçu une vidéo montrant Shalit, lors de sa visite surprise fin février dans la bande de Gaza, pour la première fois depuis 30 ans.
"Je n'ai pas d'information sur Shalit, je ne sais même pas s'il est toujours vivant ou non", a affirmé M. Marzouk, ajoutant que "seules les factions qui le détiennent le savent mais ces informations ont un prix".
Selon le quotidien israélien Haaretz, M. Dekel avait présenté lors de sa précédente visite au Caire un canevas d'accord portant sur la libération de 400 prisonniers, dont 220 "ayant du sang sur les mains".
"Il y a des noms de terroristes dont la libération serait inacceptable pour l'opinion israélienne. La question est de savoir si le Hamas est assez flexible pour les retirer de la liste", a dit la source proche des négociateurs.
Le scénario égyptien d'échange serait une opération en deux temps, les autorités égyptiennes s'en portant garantes, y compris en "retenant" Shalit jusqu'à la libération totale des détenus palestiniens, a indiqué cette source.
Quelque 300 prisonniers seraient d'abord libérés contre "l'exfiltration" de Shalit. Transféré en Egypte, où sa famille le rejoindrait, il pourrait regagner Israël après la libération du reste des Palestiniens.
Pour la troisième fois en quinze jours, le négociateur israélien Ofer Dekel s'est rendu au Caire mardi soir, et rien n'a filtré de ses entretiens mercredi inhabituellement longs, a appris l'AFP de source proche des négociateurs.
"Une intense et dure négociation est en cours qui porte sur les noms des prisonniers du Hamas à échanger contre Shalit", détenu depuis près de 1.000 jours dans la bande de Gaza, a indiqué cette source qui a requis l'anonymat.
Ces navettes se sont accélérées depuis quinze jours pour...


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