SCIENCE - Une étude parue dans le « Lancet »
Mener une vie normale
sans cerveau est possible
le 21 juillet 2007 à 00h00
Des médecins de l’hôpital français de la Timone à Marseille décrivent dans le dernier numéro de la revue médicale britannique The Lancet le cas peu banal d’un homme menant une vie normale malgré un « cerveau quasiment absent » à l’imagerie.
Marié et père de deux enfants, ce Français de 44 ans, employé du secteur public, s’est présenté à l’hôpital en 2003 pour un trouble de la marche. L’équipe du Dr Lionel Feuillet qui l’a pris en charge a diagnostiqué une hydrocéphalie non communicante (forme d’augmentation de la quantité de liquide céphalo-rachidien). Les examens d’imagerie (scanner, IRM) ont révélé des « images très inhabituelles », a expliqué le neurologue à l’AFP, avec des « cavités ventriculaires énormes ». « Le cerveau lui-même, c’est-à-dire la substance grise et la substance blanche, est complètement refoulé sur les parois de la boîte crânienne. » Pour le Dr Feuillet, ce cas de
« discordance entre une imagerie très inquiétante et une vie quasiment normale » est « un message d’espoir ».
Des tests ont montré que l’homme avait un quotient intellectuel (QI) de 75. Un score qui est loin d’être optimal : il a été interprété comme étant « la limite inférieure de la normale » (théoriquement située autour de 80) par la neuropsychologue de l’hôpital. Mais il peut mener « une vie qu’on peut considérer comme normale », souligne le Dr Feuillet. « Même s’il a un petit handicap intellectuel », il n’a pas été gêné dans son développement, ni dans sa socialisation.
Les médecins ont reconstitué son parcours. À l’âge de 6 mois, à la suite d’une hydrocéphalie de cause inconnue, on lui a posé une dérivation (petit tuyau). Cela pour permettre au liquide céphalo-rachidien de s’évacuer des ventricules cérébraux vers la cavité cardiaque dans un premier temps, puis lors d’une nouvelle intervention, à l’âge de 14 ans, vers la cavité abdominale. « Ce cas met l’accent sur la plasticité cérébrale, qui permet au cerveau de s’adapter à la pathologie acquise et traitée précocement, afin de permettre par un fonctionnement différent un devenir physique, intellectuel, éducatif puis social “normal” », conclut le Dr Paillet.
Des médecins de l’hôpital français de la Timone à Marseille décrivent dans le dernier numéro de la revue médicale britannique The Lancet le cas peu banal d’un homme menant une vie normale malgré un « cerveau quasiment absent » à l’imagerie.
Marié et père de deux enfants, ce Français de 44 ans, employé du secteur public, s’est présenté à l’hôpital en 2003 pour un trouble de la marche. L’équipe du Dr Lionel Feuillet qui l’a pris en charge a diagnostiqué une hydrocéphalie non communicante (forme d’augmentation de la quantité de liquide céphalo-rachidien). Les examens d’imagerie (scanner, IRM) ont révélé des « images très inhabituelles », a expliqué le neurologue à l’AFP, avec des « cavités ventriculaires énormes ». « Le cerveau lui-même, c’est-à-dire la substance grise et la...
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