Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

MUSÉE SURSOCK - 25e Salon d’automne jusqu’au 15 janvier Aux arts, citoyens!(photos)

Manifestation phare dans l’univers de l’art contemporain, le Salon d’automne du musée Sursock ouvre ses portes ce soir. Il donne à voir, jusqu’au 15 janvier,* 73 œuvres de 57 artistes, sélectionnés pour la qualité et l’originalité de leurs démarches. Pour son jubilé d’argent, le Salon s’est offert deux premiers prix ex aequo, Fulvio Codsi et Antoine Mansour. Plate-forme du champ artistique, le Salon du musée Sursock est un grand rendez-vous annuel au diapason de la diversité de la création artistique contemporaine dans tous ses états: peinture, photographie, infographie, installation et sculpture. Le nouvel élan de cette année est incarné par les installations vidéo présentées par deux anciennes sociétaires séduites par cette novelle forme d’expression, Greta Naufal et Samar Mogharbel. Cette édition se caractérise également par la présence plus marquée des photographies qui occupent la plupart des cimaises du premier étage. Également à ce niveau, un beau livre d’artiste confectionné par Etel Adnan sur un texte de Fawwaz Traboulsi relatant, par bribes, l’invasion israélienne de Beyrouth en 1982. Au deuxième étage, c’est la grande dimension des toiles exposées qui attire le regard. Ainsi, le visiteur est assailli d’emblée par deux «portails hallucinatoires» de Halim Mehdi Hadi: deux techniques mixtes sur papier de près de 3 mètres de long et 1,5 de large de part et d’autre de l’entrée. Côté grand format, on remarque également l’Ouragan de Missak Terzian, les Transparences de Samir Abi Rached, L’aube transie, hommage à Bahia de Youssef Aoun, et, œuvre étonnante de précision, Le martyre de saint Sébastien n°4, de Théo Mansour. Il y a là une très réaliste scène de chantier d’Élissa Raad, une séance de yoga télépathique représentée par Mohammed el-Rawwas, un hommage aux émigrés par Rafic Majzoub, deux boules en apesanteur par Helen Khal, deux verres qui dansent par Rana Raouda, une incursion subtile dans la politique par Rached Bohsali… À citer également un panneau de poches vides intitulé No Memories de Nada Sehaoui, Le baiser du diable de Tanbak, les installations d’Anita Toutikian, sur la désillusion et l’équilibre des pouvoirs, et celle de Lee Frederix, In Claude We Trust. Last but not least, les toiles lauréates. Lost and Found de Fulvio Codsi, acrylique de 200 x 100 cm, représente deux personnages tellement enlacés que leurs pieds sont pris dans une spirale de liens. Raphaël arrosant les piliers de béton, d’Antoine Mansour, où, comme le titre l’indique, un petit garçon asperge la pierre avec tellement de conviction et persévérance que quelques feuilles vertes finissent par pointer des tiges de métal. Impossible de citer toutes les œuvres, tout en sachant que nombreuses sont celles qui ne vous laisseront pas insensibles. «C’est assez spectaculaire, c’est un salon qui se tient», constate Sylvia Agemian, directrice du Salon. Un beau catalogue (conçu et réalisé par Saad Kiwan) et une affiche toute en finesse (dessinée par Fulvio Codsi) illustrent cette manifestation. Reste à signaler que le hall d’entrée du musée est garni des différentes affiches du Salon d’automne conçues depuis 1963. Une belle rétrospective pour un Salon qui s’ouvre de plus en plus aux formes d’expression les plus modernes. Maya GHANDOUR HERT * de 10h à 13h et de 16h à 19h, sauf les dimanches. Le jury et ses sélections Le jury, composé de Sylvia Agémian, Jacques Assouad, Nazih Khater, Nicolas Nammar, Ramzi Saïdi, Samir Sayegh, Hind Sinno et Joseph Tarrab, a retenu, après trois tournées de sélection, 73 œuvres de 57 artistes sur un ensemble de 442 œuvres de 193 artistes.

Manifestation phare dans l’univers de l’art contemporain, le Salon d’automne du musée Sursock ouvre ses portes ce soir. Il donne à voir, jusqu’au 15 janvier,* 73 œuvres de 57 artistes, sélectionnés pour la qualité et l’originalité de leurs démarches. Pour son jubilé d’argent, le Salon s’est offert deux premiers prix ex aequo, Fulvio Codsi et Antoine Mansour.
Plate-forme du champ artistique, le Salon du musée Sursock est un grand rendez-vous annuel au diapason de la diversité de la création artistique contemporaine dans tous ses états: peinture, photographie, infographie, installation et sculpture. Le nouvel élan de cette année est incarné par les installations vidéo présentées par deux anciennes sociétaires séduites par cette novelle forme d’expression, Greta Naufal et Samar Mogharbel. Cette...