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Actualités - Opinion

Trois femmes aux antipodes

8 mars 2003-8 mars 2004. Haïfa, Rana ou Nayla. Trois images fortes. De femmes. De Libanaises. Qui symbolisent et « syncrétisent » trois des souffles majeurs qui font respirer – ou suffoquer – ce pays surréaliste. Sexe, corruption ou démocratie (avec grosses lacunes). Les trois traits de notre caractère national. Haïfa, Rana ou Nayla. L’une spectaculaire, l’autre diablement culottée et la troisième tout simplement exemplaire. Un point commun cependant : elles font la une des journaux. Sujet de tous les jours, Haïfa triomphe dans les blagues sexistes et met KO Abou el-Abed. C’est la rançon de la gloire. Elle s’est si bien affirmée que son succès dépasse largement le Liban et le monde arabophone. Elle s’installe désormais sur les écrans de CNN. Comme Rana, il y a peut-être des centaines d’autres, mais elles ne figurent pas au palmarès : sept procès intentés pour escroquerie, abus de confiance, faux et usage de faux et émission de chèques sans provision. Concurrencés sur leur propre terrain, ses acolytes au masculin en appellent à Allah et au muselage de ce diable de femme qui a menacé de dénoncer les responsables du laisser-faire, laisser-aller... Mais ne dit-on pas que notre pays, fait de tous les contrastes et de toutes les conjonctions, est voué depuis les origines à Hermès ? Dieu du vol et du mensonge ! Un pays trop souvent confondu avec une multinationale où s’affrontent des hommes avides de pouvoir, qui, avec l’épée ou le porte-monnaie, entreprennent ce qu’ils veulent, tout ce qu’ils veulent, comme ils veulent. Dans ce monde sans pitié, pas de quartier pour Nayla qui, avec superbe et honneur, résiste au rouleau compresseur, récuse... et s’adjuge le droit de briguer la première magistrature. Sésame du changement. Changement de plus en plus urgent pour une grosse majorité de Libanais... à bout de souffle. May MAKAREM
8 mars 2003-8 mars 2004. Haïfa, Rana ou Nayla. Trois images fortes. De femmes. De Libanaises. Qui symbolisent et « syncrétisent » trois des souffles majeurs qui font respirer – ou suffoquer – ce pays surréaliste. Sexe, corruption ou démocratie (avec grosses lacunes). Les trois traits de notre caractère national.
Haïfa, Rana ou Nayla. L’une spectaculaire, l’autre diablement culottée et la troisième tout simplement exemplaire. Un point commun cependant : elles font la une des journaux.
Sujet de tous les jours, Haïfa triomphe dans les blagues sexistes et met KO Abou el-Abed. C’est la rançon de la gloire. Elle s’est si bien affirmée que son succès dépasse largement le Liban et le monde arabophone. Elle s’installe désormais sur les écrans de CNN.
Comme Rana, il y a peut-être des centaines d’autres, mais...