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Actualités - Reportage

Morphine, un calmant à double tranchant...(PHOTOS)

La morphine fait peur... Antidouleur puissant auréolé d’une riche mythologie littéraire, il représente simultanément un grave risque d’accoutumance démolissant tragiquement une existence et, en même temps, un formidable stimulant de l’imaginaire. Substance organique dont les propriétés, comme celles de la nicotine, exercent un effet puissant sur l’organisme humain, elle soulage la douleur, tout en présentant un risque grave d’accoutumance. Alcaloïde présent dans l’opium (8 à 12 pour cent), la morphine a été découverte simultanément, en 1804, par Seguin et Courtois, et par Derosue. Elle constitue le premier alcaloïde connu et elle n’est utilisée, en pharmacie, que sous forme de chlorhydrate soluble. Calmant puissant de la douleur, chez l’homme et le chien, la morphine représente également une drogue susceptible de conduire à une dépendance et un délabrement psycho-social tragiques. Si son utilisation en médecine peut être indispensable, voire salvatrice, dans bon nombre de cas pathologiques, la morphine, en guise de drogue «dure», constitue une véritable plaie sociale aux conséquences gravissimes sur le plan individuel et social. Son utilisation s’avère souvent indispensable de point de vue thérapeutique, d’où la nécessité de faire le point sur cet antidouleur souvent diabolisé dans l’imagination des profanes. Comme la langue dans la fable d’Esope, la morphine réunit en elle le pire et le meilleur. L’accoutumance et le soulagement de la souffrance. De nos jours, les handicaps fonctionnels, les accidents, le cancer rendent la douleur un compagnon assidu d’un nombre incalculable d’êtres humains. La morphine offre, dans certaines circonstances et sous strict contrôle médical, un palliatif susceptible de soulager bon nombre de calvaires. Portrait d’un coupable-innocent Substance proche de l’opium, dont elle en est un alcaloïde, la morphine en cas de douleur intense est libérée avec d’autres neurotransmetteurs (les endorphines) par le cerveau! Le rôle de ces substances consiste à se fixer sur certains récepteurs cérébraux (opioïdes) bloquant la transmission des signaux douloureux. Le résultat se traduit par une réduction de la transmission des signaux douloureux, épargnant une souffrance insupportable au malade. Or, si la morphine soulage efficacement, quel que soit le stade des douleurs du cancer, elle est aussi prescrite contre les douleurs rebelles aux antalgiques classiques, dans bon nombre de douleurs rhumatismales, chroniques ou passagères ainsi que dans des cas de douleurs postopératoires et certaines urgences (fractures déplacées, brûlures étendues). Cette utilisation est justifiée médicalement par le fait que la réduction de la douleur postopératoire réduit les complications des infections et aussi la durée de l’hospitalisation, sans parler du moral des malades. Différentes études, en effet, ont démontré que la souffrance intense chez les patients entraîne, en règle générale, plus de complications postopératoires et d’infections et une durée d’hospitalisation bien plus longue que celle des patients soumis à des traitements antalgiques. Des conditions nécessaires Il va de soi, toutefois, que cette prescription, comme le suivi de l’administration des morphiniques, ne peut être entreprise que par un médecin responsable et dans le respect absolu de certaines conditions. Dans les pays de l’Union européenne, les prescriptions sont limitées à une durée allant de sept à vingt-huit jours, suivant les produits prescrits. Elles doivent être rédigées sur des ordonnances «sécurisées» (unfalsifiables) et soumises à un contrôle suivi. Toute prescription de morphine doit être précédée d’un examen médical minutieux, d’une évaluation précise de la douleur et d’un interrogatoire détaillé du malade bénéficiaire du traitement indiqué. Ce document constitue en quelque sorte «un contrat thérapeutique» entre le médecin et le patient, concrétisant le but ultime de cette démarche: contrôler et limiter la douleur à un niveau supportable et acceptable par le malade, faute de pouvoir l’éradiquer. Or, ce niveau varie d’un sujet à l’autre, mais la responsabilité de l’équilibre du dosage revient impérativement au médecin. Limites et effets indésirables La morphine, toutefois, connaît des limites quant à son pouvoir antalgique. Les lésions nerveuses, dites «diffuses», et les fibromyalgies échappent souvent à son secours calmant. Il faut aussi signaler que le niveau de soulagement varie d’un individu à l’autre. La posologie, donc, de la prescription doit être adaptée à chaque cas. Il ne faut pas négliger, par ailleurs, les effets indésirables de la morphine. Un excès de transpiration (hypersudation), une baisse de la libido, des nausées ou des vomissements, quoique transitoires, sont quelques-uns de ces effets. Même s’ils n’affectent que 6 à 20% des sujets traités, ils doivent être pris en considération. Ce traitement, transitoire ou pas, peut-il rendre une personne morphinomane? Selon les spécialistes, le risque est quasi nul. Une étude menée aux États-Unis, auprès de 12000 individus soumis à un traitement à base de morphine, n’a permis de relever que, seulement, quatre cas de dépendance psychique. Selon les spécialistes, les rares cas d’addiction sont liés à la personnalité des sujets et non pas à l’effet pervers du produit. Le «syndrome de sévrage», survenant éventuellement à l’arrêt de l’administration du traitement, n’indique nullement la présence d’une toxicomanie. Il peut d’ailleurs être évité par une diminution progressive des doses quotidiennes (de 30 pour cent), éliminant ainsi l’accoutumance psychologique. Le risque d’accoutumance «réelle» reste faible, ne concernant que sept à dix pour cent des patients. Bien contrôlée et convenablement surveillée, la douleur peut être maîtrisée sans graves séquelles. Les douleurs récalcitrantes La morphine ne soulage pas systématiquement toutes les douleurs. Celles des lésions nerveuses, les douleurs fibromusculaires (fibromyalgies) et les douleurs diffuses ne sont pas soulagées par la morphine. Dans les crises de migraines rebelles, aussi, la morphine n’est utilisée qu’exceptionnellement et en dernier recours, quand aucun autre remède ne s’avère efficace. Des laxatifs sont généralement prescrits avec la morphine, même prise à des doses très faibles, et cela pour prévenir tout risque de constipation (plus de 60% des cas). Un ventre plat? Ça se gagne... Retrouver une taille fine et un ventre plat ne peut pas se faire sans effort. Repas pris au calme, une respiration profonde, un effort pour évacuer le stress favorisent l’action des sucs gastriques et combattent l’aérophagie. Les ballonnements ne font ni ventre plat ni taille fine, et il en est de même pour les choux et les oignons. Ménager au cours de la journée le système digestif est une mesure prudente. Grignoter toute la journée fatigue ce système qui, lui aussi, a besoin de repos. Une marche quotidienne d’au moins 30 minutes par jour et des mouvements pour renforcer le tonus musculaire du ventre contribuent à aplatir cette partie du corps qui a (surtout chez les femmes, mais les hommes ne sont pas exclus) la fâcheuse tendance de se mettre en avant. Grignotage sauvage, abus de féculents ne sont pas des bons conseils pour les amateurs des ventres plats. Les céréales complètes, l’air qu’on avale face au vent (même du ventilateur), certains légumes riches en fibres peuvent nous aider à accéder au groupe des dames longilignes. Surtout si on ajoute une trentaine de minutes de marche rapide, par jour, moyen excellent pour harmoniser silhouette et démarche. Quand les yeux n’ont plus de larmes... On l’appelle au quotidien «le syndrome sec», en désignant un trouble assez déconcertant: la sécheresse des muqueuses, y compris celles des yeux. En médecine il est désigné comme «le syndrome de Gangerot-Sjögren», et il est connu pour avoir une prédilection pour le sexe féminin (9 cas sur 10). Diagnostiquée autour de la cinquantaine, l’affection débute bien plus tôt, et même, dans certains cas rares, dès l’enfance. Il s’agit d’une maladie auto-immune, entraînant la diminution des sécrétions dans diverses muqueuses du corpset, par conséquent, l’absence de salive, avec des difficultés d’élocution et de la parole conséquent, ainsi que des aphtes et des caries. Tarissement des larmes et picotements aux yeux entraînant des conjonctivités et des inflammations de la cornée marquent la localisation de la maladie dans la région oculaire. Aux divers désagréments majeurs propres à la localisation de l’affection dans la région corporelle correspondante s’ajoutent des douleurs articulaires similaires à celles de la polyarthrite, sans entraîner toutefois la destruction des articulations. Une grande fatigue complète le profil pathologique de ce trouble. Le diagnostic se confirme par deux examens: un bilan sanguin mettant en évidence des anticorps spécifiques (anti SSA et SSB) et une biopsie des glandes salivaires par des lymphocytes. L’origine de ce trouble se trouve alors établie: un désordre d’origine immunologique. Son origine, toutefois, demeure toujours inconnue, ce qui rend sa guérison, jusqu’à présent, impossible. Les soins accordés ne peuvent être, en conséquence, que palliatifs. Récemment, un traitement stimulant les glandes réussit six fois sur dix à améliorer la sécheresse buccale, et quatre sur dix celle des yeux. Un immuno-dépresseur mis au point a été utilisé uniquement dans les formes graves de la polyarthrite rhumatoïde. Il s’agit d’un traitement immunitaire et des complications pulmonaires, rénales ou neurologiques. Grains de beauté malins *** Cinq signaux qui rendent un grain suspect: son asymétrie, ses contours très irréguliers, sa couleur non homogène, son diamètre de plus de 6 mm, son évolution extensive. Chantés par les amoureux et les poètes, les grains de beauté sont parfois plus malins qu’on ne le pense, car ils peuvent évoluer en mélanomes, en d’autres termes en cancers de la peau... Cinq caractéristiques douteuses On l’appelle «Méthode A, B, C, D, E» et elle regroupe les cinq caractéristiques d’un grain de beauté suspect (v. encadré). Mais la présence d’un seul de ces signes doit inciter à consulter, par prudence, le dermatologue. D’autres signes d’une évolution plus tardive seraient les saignements sans raison (spontanés), l’enflure (gonflement inflammatoire, durcissement de la peau, démangeaisons). À noter: un mélanome peut apparaître sur une peau saine ou sur un grain de beauté préexistant.
La morphine fait peur... Antidouleur puissant auréolé d’une riche mythologie littéraire, il représente simultanément un grave risque d’accoutumance démolissant tragiquement une existence et, en même temps, un formidable stimulant de l’imaginaire. Substance organique dont les propriétés, comme celles de la nicotine, exercent un effet puissant sur l’organisme humain, elle soulage la douleur, tout en présentant un risque grave d’accoutumance. Alcaloïde présent dans l’opium (8 à 12 pour cent), la morphine a été découverte simultanément, en 1804, par Seguin et Courtois, et par Derosue. Elle constitue le premier alcaloïde connu et elle n’est utilisée, en pharmacie, que sous forme de chlorhydrate soluble. Calmant puissant de la douleur, chez l’homme et le chien, la morphine représente également une drogue...