Le conseil européen de Berlin et les indicateurs américains devraient dominer l’actualité économique et financière cette semaine, soulignent les économistes. Les chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne se réunissent mercredi et jeudi avec, en tête de l’ordre du jour, la nomination d’une nouvelle commission européenne et l’Agenda 2000, c’est-à-dire le programme de réforme en profondeur de l’UE. Après les remous qu’a causés la démission du ministre allemand des Finances Oskar Lafontaine, le malaise qui a suivi la démission de la commission européenne, après un accablant rapport sur sa gestion, réclame un remède rapide. La démission de Lafontaine a affaibli la coalition gouvernementale du chancelier Gerhard Schröder et il importe que ce dernier, qui présidera le conseil, puisse à la fin «donner une bonne conférence de presse» qui fasse état de progrès, même si tout l’ordre du jour n’est pas rempli, note David Brickman (PaineWebber). La réforme de l’UE est notamment un point auquel les marchés financiers s’intéressent beaucoup et si rien n’est décidé à Berlin, ceux-ci pourraient mal réagir, ajoute Brickman. Aux États-Unis, les principaux indicateurs sont les commandes de biens durables en février mercredi qui, hors défense, devraient afficher une baisse limitée de 0,2 % prévoit Deborah Read (Bank of America). «Un tel repli n’impliquerait aucun affaiblissement notable de l’économie américaine», dit-elle. Le marché japonais en ligne de mire Les ventes immobilières sur le marché de l’occasion en février, jeudi, et l’indice de confiance de l’université du Michigan, le lendemain, devraient confirmer la bonne santé de l’économie américaine. David Brickman attache d’ailleurs peu d’importance aux commandes de biens durables, à son avis trop erratiques d’un mois à l’autre. Il s’intéresse davantage au marché japonais où les toilettages de bilans à l’approche de la fin de l’exercice fiscal le 31 mars devraient continuer à profiter au yen et à la Bourse de Tokyo. Mais cela n’ira guère au-delà en avril, pense-t-il. «La restructuration à long terme du Japon prendra beaucoup de temps. Il faudra être patient avant que le marché financier de ce pays redevienne intéressant». dit-il. En Europe, Eurostat publiera jeudi son indice harmonisé des prix à la consommation en février. Une hausse mensuelle de 0,7 % est attendue après 0,8 % en janvier. Rien n’est attendu du côté de la BCF, qui a laissé son taux de refinancement à 3,00 % jeudi, et dont le conseil des gouverneurs ne se réunira pas avant trois semaines, le 8 avril, à cause des vacances de Pâques. David Brickman pense qu’elle réduira à ce moment-là son taux de 20 points de base.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le conseil européen de Berlin et les indicateurs américains devraient dominer l’actualité économique et financière cette semaine, soulignent les économistes. Les chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne se réunissent mercredi et jeudi avec, en tête de l’ordre du jour, la nomination d’une nouvelle commission européenne et l’Agenda 2000, c’est-à-dire le programme de réforme en profondeur de l’UE. Après les remous qu’a causés la démission du ministre allemand des Finances Oskar Lafontaine, le malaise qui a suivi la démission de la commission européenne, après un accablant rapport sur sa gestion, réclame un remède rapide. La démission de Lafontaine a affaibli la coalition gouvernementale du chancelier Gerhard Schröder et il importe que ce dernier, qui présidera le conseil, puisse à la...