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Actualités - Chronologie

Santé-Mercure interdit en France Pollution par thermomètre

Les thermomètres médicaux à mercure destinés, à mesurer la température interne de l’homme, seront interdits de vente en France à partir du 1er mars 1999, stipule un décret signé du secrétaire d’État à la santé Bernard Kouchner, paru dans le Journal officiel. Le thermomètre à mercure, abandonné en raison des risques de pollution, est remplacé par des appareils de mesure de la température électroniques, à infrarouges ou chimiques. Vu l’importance de l’utilisation des thermomètres à mercure en France, leur remplacement progressif s’est étalé sur quelques années. La durée de vie d’un thermomètre à mercure est estimée à un mois en moyenne dans les hôpitaux qui en achètent environ cinq millions par an. Soit quelque 10 tonnes de mercure (deux grammes en moyenne par thermomètre) répandu accidentellement dans les établissements de santé et vraisemblablement pas récupéré en totalité. Lorsque le thermomètre se brise, les billes du métal liquide sont en effet difficiles à récupérer. De nombreux médecins et professeurs des hôpitaux insistaient par ailleurs sur les dangers —traumatisme et infections — liés à l’utilisation des thermomètres en verre, donc cassables. Plusieurs pays européens — Danemark, Norvège, Suède, Suisse notamment — ont déjà interdit la vente des thermomètres à mercure, depuis plusieurs années. Le mercure présent dans divers milieux (eau, terre, air) de façon naturelle ou en raison des rejets liés à l’activité humaine est un produit toxique. Aussi, le secrétariat d’État à la santé a-t-il pris des mesures en conséquence depuis trois ans. Cessation d’activité Dès novembre 1995, le Conseil supérieur de l’hygiène publique de France faisait des recommandations pour réduire les émissions de mercure dans l’environnement qu’ils soient «dues notamment au bris de thermomètres ou au rejet des amalgames dentaires». Vu l’importance de l’utilisation des thermomètres à mercure en France, leur remplacement progressif sur deux ans avait alors été estimé plus réaliste que leur suppression immédiate. En attendant, le Bulletin épidémiologique hebdomadaire du ministère de la Santé préconisait en 1995 de limiter leur usage, y compris familial, en incitant à l’achat de thermomètres sans mercure. L’exposition chronique au mercure entraîne fatigue, faiblesse musculaire, insomnie, perte d’appétit. Signes qui peuvent évoluer, à fortes doses, en tremblements des extrémités, troubles auditifs et rénaux plus caractéristiques. La toxicité des dérivés du mercure est surtout connue depuis la catastrophe japonaise de Minamata (entre 1951 et 1973), quand plusieurs centaines de personnes avaient été atteintes de désordres neurologiques graves, souvent irréversibles, après avoir consommé régulièrement des poissons contaminés. La mesure préconisée par le ministère a eu d’autres conséquences plus terre à terre. Notamment la cessation d’activité au cours du premier trimestre de l’année dernière du numéro un français du thermomètre médical à mercure, la société Maas, installée à Ingwiller (Bas-Rhin).
Les thermomètres médicaux à mercure destinés, à mesurer la température interne de l’homme, seront interdits de vente en France à partir du 1er mars 1999, stipule un décret signé du secrétaire d’État à la santé Bernard Kouchner, paru dans le Journal officiel. Le thermomètre à mercure, abandonné en raison des risques de pollution, est remplacé par des appareils de mesure de la température électroniques, à infrarouges ou chimiques. Vu l’importance de l’utilisation des thermomètres à mercure en France, leur remplacement progressif s’est étalé sur quelques années. La durée de vie d’un thermomètre à mercure est estimée à un mois en moyenne dans les hôpitaux qui en achètent environ cinq millions par an. Soit quelque 10 tonnes de mercure (deux grammes en moyenne par thermomètre) répandu ...