Les autorités syriennes ont annoncé samedi avoir arrêté un général ayant servi sous le président déchu Bachar el-Assad, affirmant qu’il avait dirigé des opérations contre des zones contrôlées par les rebelles pendant les 13 années de guerre civile que le pays a connues.
Dans un communiqué, les forces de sécurité ont annoncé « l'arrestation de l'ancien général de division Ahmed Mohammad Ismail, un commandant de haut rang de la Garde républicaine de l'armée de l'ancien régime ». Les archives militaires indiquent qu’« il a commencé sa carrière en tant que commandant de section, puis a occupé le poste de commandant de compagnie au sein du 2e bataillon du 101e régiment aéroporté. Il a ensuite été promu, début 2016, au poste de chef des opérations de ce même régiment, et a participé directement au commandement des offensives militaires menées contre les villes d’Alep et de Deraa, ainsi que contre la Ghouta orientale ».
Située près de Damas, la Ghouta orientale a été un bastion rebelle pendant la guerre civile jusqu'en 2018, et le théâtre d'une attaque chimique majeure cinq ans auparavant. Selon les services de renseignement américains, plus de 1.000 personnes ont été tuées par du gaz sarin, un agent neurotoxique, dans la banlieue de Damas, la capitale syrienne, en 2013. Cette attaque a été imputée au gouvernement syrien dirigé par Bachar el-Assad, qui a été renversé fin 2024. Le gouvernement de l'époque avait nié toute implication et avait accusé les rebelles.
Les nouvelles autorités islamistes syriennes ont arrêté des dizaines d'anciens responsables des services de sécurité, et les procès ont débuté en avril. Au début du mois, les autorités syriennes ont déclaré avoir arrêté neuf anciens pilotes, dont trois généraux accusés d’avoir participé à des bombardements meurtriers contre des villes et des villages.