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Dernières Infos - Libye

L'ONU dénonce des violences contre un centre d'aide aux migrants à Tripoli


Des migrants dans un centre de détention de Zawiyah, à l'ouest de Tripoli, en Libye, en juin 2017. Photo TAHA JAWASHI/AFP

Le bureau des Nations unies en Libye a condamné l'irruption de personnes dans les locaux de l'une de ses agences à Tripoli où se trouvaient des migrants, dénonçant des « actes d'une grande violence ». L'ONU n'a pas identifié cette agence mais des vidéos circulant depuis lundi sur les réseaux sociaux montrent des personnes entrant de force dans un local de l'Organisation internationale des migrations (OIM) à Tripoli, saccageant le mobilier et chassant les occupants.

Les Nations unies en Libye « condamnent fermement les incidents répétés survenus (lundi) matin dans les locaux du centre de services géré par une agence onusienne à Tripoli », selon un communiqué paru dans la nuit de lundi à mardi. Le texte dénonce des « actes d'une grande violence contre le personnel et les personnes recevant des services humanitaires dans le centre ». « De tels incidents ne doivent plus se reproduire », a martelé l'ONU.

Les autorités libyennes n'ont pas publiquement réagi mais l'ONU a dit prendre acte « des mesures prises par les autorités compétentes pour répondre à ces incidents et enquêter sur (leurs) circonstances ».

Depuis plusieurs mois, migrants et réfugiés sont au cœur d'un débat tendu en Libye, marqué par des accusations récurrentes sur de prétendus projets d'installation permanente de populations étrangères. D'abord actifs sur les réseaux sociaux, des manifestants se donnent régulièrement rendez-vous devant les sièges des agences de l'ONU, notamment l'OIM et le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR). Ils bloquent les entrées par du sable et des gravats et réclament la fermeture définitive des agences et l'expulsion de leur personnel.

« Nous appelons à fonder le débat public sur des informations vérifiées et restons déterminés à dialoguer de manière constructive et à collaborer étroitement avec les autorités et les communautés libyennes », a dit l'ONU.

Depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye peine à retrouver sa stabilité, divisée entre deux gouvernements rivaux : celui reconnu par l'ONU basé à Tripoli (ouest) et dirigé par Abdelhamid Dbeibah, l'autre dans l'Est, contrôlé par le maréchal Khalifa Haftar et ses fils. Passeurs et trafiquants ont longtemps profité de l'instabilité locale pour développer des réseaux clandestins pour des migrants souhaitant rejoindre l'Europe par la mer.

Le bureau des Nations unies en Libye a condamné l'irruption de personnes dans les locaux de l'une de ses agences à Tripoli où se trouvaient des migrants, dénonçant des « actes d'une grande violence ». L'ONU n'a pas identifié cette agence mais des vidéos circulant depuis lundi sur les réseaux sociaux montrent des personnes entrant de force dans un local de l'Organisation internationale des migrations (OIM) à Tripoli, saccageant le mobilier et chassant les occupants.Les Nations unies en Libye « condamnent fermement les incidents répétés survenus (lundi) matin dans les locaux du centre de services géré par une agence onusienne à Tripoli », selon un communiqué paru dans la nuit de lundi à mardi. Le texte dénonce des « actes d'une grande violence contre le personnel et les personnes recevant...