Rechercher
Rechercher

Moyen-Orient - Portrait

« Je suis Dieu à Deraa » : Atef Najib, le cousin d’Assad condamné à mort

Bachar el-Assad a été condamné à la peine de mort par contumace.

« Je suis Dieu à Deraa » : Atef Najib, le cousin d’Assad condamné à mort

Atef Najib, ancien responsable de la sécurité à Deraa, (ici dans le tribunal de Damas) a été condamné ce mardi 11 août à la peine de mort. Photo AFP

11 juin 2011. Walid Joumblatt est reçu par Bachar el-Assad au palais présidentiel de Damas. Passées les salutations d’usage et après s’être assuré d’être sous sa protection, le leader druze met les pieds dans le plat. « Que s’est-il passé avec Hamza el-Khatib ? » demande-t-il au dictateur syrien, qui répond du tac au tac, déconcertant son invité : « Nous l’avons tué, mais pas torturé. » Joumblatt sait qu’il vient de lui mentir en face, lui qui s’était entretenu en amont avec la famille de cet adolescent de 13 ans. Arrêté le 29 avril, avec une cinquantaine d’autres, après avoir participé à une manifestation contre le siège de la ville de Deraa, il ne reviendra chez les siens qu’un mois plus tard dans un sac, le corps tuméfié, brûlé par endroits, le pénis sectionné, le cou brisé. Hamza al-Khatib deviendra, en quelques jours, le visage même...
11 juin 2011. Walid Joumblatt est reçu par Bachar el-Assad au palais présidentiel de Damas. Passées les salutations d’usage et après s’être assuré d’être sous sa protection, le leader druze met les pieds dans le plat. « Que s’est-il passé avec Hamza el-Khatib ? » demande-t-il au dictateur syrien, qui répond du tac au tac, déconcertant son invité : « Nous l’avons tué, mais pas torturé. » Joumblatt sait qu’il vient de lui mentir en face, lui qui s’était entretenu en amont avec la famille de cet adolescent de 13 ans. Arrêté le 29 avril, avec une cinquantaine d’autres, après avoir participé à une manifestation contre le siège de la ville de Deraa, il ne reviendra chez les siens qu’un mois plus tard dans un sac, le corps tuméfié, brûlé par endroits, le pénis sectionné, le cou brisé. Hamza...
commentaires (7)

Certains mettent les actes des syriens et des israéliens au Liban au même niveau, ou voudraient même qu’on oublie les crimes syriens au vu des attaques israéliennes, qui sont effectivement plus d’actualité. Mais… on nous a toujours inculqué “qu’Israël est l’ennemi, et que la Syrie est notre sœur”. Au moins, avec les israéliens, les choses sont claires: Israël d’abord! Mais les crimes des syriens au Liban ont duré 38 ans, et ont détruit des familles et quartiers entiers, soit-disant pour nous aider. Tout ça n’etait qu’une farce pour mettre en place une couverture “honorable” à leurs trafics

Alain

14 h 19, le 17 août 2026

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (7)

  • Certains mettent les actes des syriens et des israéliens au Liban au même niveau, ou voudraient même qu’on oublie les crimes syriens au vu des attaques israéliennes, qui sont effectivement plus d’actualité. Mais… on nous a toujours inculqué “qu’Israël est l’ennemi, et que la Syrie est notre sœur”. Au moins, avec les israéliens, les choses sont claires: Israël d’abord! Mais les crimes des syriens au Liban ont duré 38 ans, et ont détruit des familles et quartiers entiers, soit-disant pour nous aider. Tout ça n’etait qu’une farce pour mettre en place une couverture “honorable” à leurs trafics

    Alain

    14 h 19, le 17 août 2026

  • Je dirais plutôt que les souffrances actuelles causées par les opérations militaires israéliennes n'effacent pas le souvenir de la domination syrienne, mais s'y superposent.

    Paul-René Safa

    10 h 48, le 13 août 2026

  • « On ne parle pas de corde dans la maison d’un pendu ». Les démolitions et les horreurs commises par l’armée israélienne au Liban ces trois dernières années devraient nous faire oublier celles commises par les Assad, père et fils durant plusieurs décennies.

    Hitti arlette

    21 h 37, le 12 août 2026

  • Et comme par hasard aucun humaniste ni défenseur du droit humain n’a qualifié ces barbares de génocidaires. Ils sont là à défendre leurs alliés chez nous qui ont commis les mêmes crimes à petite échelle, faute de pouvoir absolu, et les défendent bec et ongle en traitant leurs ennemis de génocidaires parce qu’ils ont osé se défendre et leur ont fait payé leurs crimes au quadruple afin qu’ils ne daignent jamais recommencer. Pour arrêter la barbarie il faut savoir parler la langue des barbares en leur faisant comprendre que tout n’est pas permis et qu’ils ne sont pas les héros ni les dieux qu’ils

    Sissi zayyat

    10 h 36, le 12 août 2026

  • Mais nooooon. Parlons et écrivons des milliers d'articles sur Gaza. Il n'y a rien eu en Syrie avrc plus d'un million de morts ni en Iran avec plus de 40.000 morts en 3 semaines. In n'y a que Gaza. Il n'y a de plus sourd que celui qui ne veut pas entendre ni de plus aveugle que celui qui ne veut pas voir.Gaza

    Oscar

    10 h 23, le 12 août 2026

  • En QUOI est ce pire qu'au Liban ? Les pourritures qui ont permis aux Syriens et aux Iraniens des nous envahir, nous tuer et nous torturer sont encore au pouvoir. Les pourritures qui nous ont volé les économies dune vie viennent de s'octroyer une hausse de salaire. Les ordures qui ont permis au 4 Aout de detruire le quart de Beyrouth vadrouillent en toute sécurité. La SEULE différence notable cest que les syriens se sont révolté et ont fini par débouter leurs tortionnaires tandis qu'au Liban on préfère aller a Faqra, Chez Mounir ou regarder Netflix plutôt que de bouger. PAYS DE MOUTONS.

    08 h 52, le 12 août 2026

  • la syrie et les syriens....

    Marie Claude

    07 h 47, le 12 août 2026

Retour en haut