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Moyen-Orient - Syrie

Un an après les massacres à Soueida, les druzes entre deuil et rupture

Encore marqués par les atrocités perpétrées en majorité contre la communauté druze, les habitants de la province méridionale qui demeure en marge de la Syrie multiplient les rassemblements mémoriels.

Un an après les massacres à Soueida, les druzes entre deuil et rupture

Des hommes marchent parmi les corps des victimes des affrontements entre combattants druzes et tribus bédouines et forces gouvernementales, disposés pour identification dans la cour d’un hôpital de Soueida, le 17 juillet 2025. Photo Shadi al-Dubaisi/AFP

« Pas un jour ne passe sans que je ne pense à eux. Je repense sans cesse à la terreur qu’ils ont dû ressentir ce jour-là. Ça fait un an, et je n’ai toujours pas retrouvé le sommeil », témoigne Waad Arnous, la sœur d’Oussama Moaddad Arnous, le 14 juillet au téléphone. Un an plus tôt, jour pour jour, ce dentiste de 26 ans et ses deux cousins Moaz Bachar Arnous, 23 ans, et Bara Bachar Arnous, 20 ans, ont été forcés de sauter du balcon d’un immeuble de la ville de Soueida tout en étant criblés de balles par des soldats syriens, qui ont filmé leur crime et l’ont diffusé sur les réseaux sociaux. Pendant cinq jours, la province a été le théâtre de scènes de massacres et d’humiliations de civils druzes perpétrés par les forces gouvernementales et des combattants de tribus bédouines et, dans une moindre mesure, d’exactions commises par des...
« Pas un jour ne passe sans que je ne pense à eux. Je repense sans cesse à la terreur qu’ils ont dû ressentir ce jour-là. Ça fait un an, et je n’ai toujours pas retrouvé le sommeil », témoigne Waad Arnous, la sœur d’Oussama Moaddad Arnous, le 14 juillet au téléphone. Un an plus tôt, jour pour jour, ce dentiste de 26 ans et ses deux cousins Moaz Bachar Arnous, 23 ans, et Bara Bachar Arnous, 20 ans, ont été forcés de sauter du balcon d’un immeuble de la ville de Soueida tout en étant criblés de balles par des soldats syriens, qui ont filmé leur crime et l’ont diffusé sur les réseaux sociaux. Pendant cinq jours, la province a été le théâtre de scènes de massacres et d’humiliations de civils druzes perpétrés par les forces gouvernementales et des combattants de tribus bédouines et, dans une moindre...
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