Au Liban, les médecins urgentistes continuent de se former malgré des conditions de travail de plus en plus dangereuses, dues aux bombardements israéliens. Dans plusieurs hôpitaux confrontés à l’afflux de blessés de guerre, des formations à l’échographie d’urgence sont mises en place pour permettre aux soignants de détecter rapidement des hémorragies internes et de prendre des décisions vitales en quelques minutes.
Entre pénuries de matériel, frappes israéliennes à proximité des structures de santé et fatigue psychologique constante, les équipes médicales tentent de maintenir un système hospitalier sous pression.
À Nabatiyé comme dans d’autres régions du Sud, certains hôpitaux ont dû réduire leurs services, tandis que médecins et infirmiers poursuivent leur travail malgré les risques. Le docteur Mina Naguib, médecin urgentiste au sein de Médecins sans frontières, témoigne des conditions de travail à l’hôpital de Nabatiyé où il est en renfort.
Si le ministère de la Santé donne son accord, la formation à l’échographie d’urgence dispensée par le docteur Pierre Catoire de l’ONG Mehad pourrait ensuite être déployée dans les hôpitaux du sud du Liban, notamment à Nabatiyé, afin de renforcer la prise en charge des urgences de guerre au plus près des zones touchées.
Depuis le 2 mars, l’armée israélienne a tué plus de 120 professionnels de la santé au Liban, endommagé 16 centres de santé et 3 hôpitaux ont dû fermer leurs portes.

