Des conteneurs au port de Beyrouth le 20 juin 2026. Photo L'Orient-Le Jour
Le ministre libanais de l'Agriculture Nizar Hani et le ministre saoudien de l’Environnement, de l’Eau et de l’Agriculture, Abdelrahmane ben Abdelmohsen al-Fadli ont convenu au cours d'un entretien téléphonique d'étudier les moyens de renforcer la coopération entre le Liban et l'Arabie saoudite dans le domaine agricole.
Une réunion en visioconférence a été programmée entre les responsables concernés des deux ministères, « afin d’examiner les domaines de coopération, définir les priorités stratégiques et établir un cadre de travail pour les phases actuelle et future ». La tenue prochaine d’une réunion de la commission agricole mixte libano-saoudienne est également prévue, « afin d’aborder les aspects techniques et procéduraux liés aux échanges agricoles, de poursuivre la coordination sur les exigences phytosanitaires et de mettre en place des mécanismes opérationnels visant à renforcer la coopération bilatérale ». Le ministre saoudien a affirmé que la qualité des produits agricoles importés en Arabie saoudite est une priorité. Aucun calendrier n'a été communiqué.
L’Arabie saoudite et le Liban ont entamé une nouvelle phase dans leurs relations diplomatiques avec la décision prise par Riyad le 10 juin de lever l’embargo sur les exportations libanaises, mettant fin à une interdiction en vigueur depuis cinq ans, sur fond de tensions régionales avec l’Iran et le Hezbollah, ainsi que de trafic de captagon produit au Liban et acheminé vers Riyad via la Syrie de Bachar el-Assad.
Le dossier a été au centre d’une réunion à Baabda mardi entre le président Joseph Aoun et le ministre de l’Intérieur et des Municipalités Ahmad Hajjar. Le chef de l’État a ainsi déclaré que les arrestations, saisies et démantèlements de réseaux de trafic de drogue pilotés par le ministère de l’Intérieur depuis 2025 avaient contribué à rassurer le royaume saoudien.

