Le ministre de la Santé Rakan Nassereddine lors d'une conférence de presse, le 3 mars 2026. Photo Ani
Le ministère libanais de la Santé publique a assuré samedi que le Hantavirus ne constitue pas « une urgence sanitaire » au Liban, après l’apparition d’un foyer de contamination à bord d'un bateau de croisière, le MV Hondius, dont trois passagers sont morts.
Dans un communiqué, le ministère a affirmé que « la situation actuelle ne constitue pas une urgence sanitaire », en se fondant sur l’évaluation de l’OMS, estimant que « le niveau de risque demeure faible à ce stade » et qu'il suivait « de près les développements liés aux cas de virus Hanta récemment enregistrés de manière limitée dans certaines régions du monde ».
Le ministre a rappelé que « la transmission du virus d’une personne à une autre reste limitée et rare, nécessitant un contact étroit et prolongé » et que « les années précédentes ont connu un nombre limité de foyers du virus Hanta, tous contenus grâce au renforcement de la surveillance épidémiologique, à l’adoption de mesures préventives et à une réponse appropriée », sans qu’« aucun cas n’ait été enregistré au Liban ». Le ministère a enfin insisté sur « l’importance de s’informer auprès des sources officielles et d’éviter la propagation des rumeurs ».
Le dernier bilan de l'OMS vendredi recense au total six cas confirmés parmi huit cas suspects, comprenant un couple de passagers néerlandais et une Allemande décédés, de ce virus connu mais rare, pour lequel il n'y a ni vaccin ni traitement. Le navire de croisière où un foyer d'hantavirus a été détecté est attendu dimanche aux Canaries.


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