Docteur en sciences du langage, Carine Marret est auteur de romans, d’essais et de pièces de théâtre. Elle a récemment publié Les Chrétiens d’Orient et la France, mille ans d’une passion tourmentée (Balland). Collaboratrice de L’Orient littéraire, elle entretient par ailleurs un lien très personnel avec le Liban, né de ses attaches familiales au Levant.
Quel est le principal trait de votre caractère ?
Un peu mélancolique.
Votre qualité préférée chez un homme ?
L’intelligence et la sensibilité.
Qu'appréciez-vous le plus chez vos amis ?
Ils ont le don de toujours m’impressionner, intellectuellement, spirituellement, humainement, à chaque conversation, à chaque moment passé ensemble.
Votre principal défaut ?
Une conscience trop aiguë du temps qui passe, qui teinte les moments heureux d’un goût de finitude.
Votre occupation préférée ?
L’écriture, les voyages, la lecture, la découverte, les rencontres même furtives, petites communions de chaque jour.
Votre rêve de bonheur ?
Un rêve d’harmonie, le sentiment de se sentir à sa place.
Ce que vous voudriez être ?
Libre.
La fleur que vous aimez ?
Les pâquerettes, discrètes et délicates.
L'oiseau que vous préférez ?
L’hirondelle, l’alliance de la fragilité et de la liberté.
Vos auteurs favoris en prose ?
Saint-Exupéry, Simenon, Camus, Modiano, Romain Gary, Alexandre Dumas, Céline.
Vos poètes préférés ?
Chopin. Et un poète des mots, Racine.
Vos héros dans la fiction ?
Antigone, Edmond Dantès.
Vos compositeurs préférés ?
Chopin, infiniment, Bach par Glenn Gould, Schubert, Mozart.
Vos peintres favoris ?
Le Caravage, apothéose de la peinture sacrée, le bouleversant Gustave Moreau, J. M. W. Turner, Gustav-Adolf Mossa pour sa période symboliste et surtout Pierrot s’en va, les peintres d’icônes.
Vos héros dans la vie réelle ?
Jésus.
Ce que vous détestez par-dessus tout ?
Le bruit, dans tous les sens du terme, du déchaînement de décibels et de la musique de fond aux bavardages, commentaires et mensonges.
Les caractères historiques que vous détestez le plus ?
Les nihilistes, quelle que soit leur idéologie, assumée ou travestie, qui détruisent au lieu d’admirer et de construire, entravent la liberté, bafouent la beauté, dénient la dignité du vivant.
Le fait militaire que vous admirez le plus ?
Le siège de Malte de 1565.
La réforme que vous estimez le plus ?
L’ordonnance de Villers-Cotterêts de 1539, gloire de la langue française.
L’état présent de votre esprit ?
Perplexe.
Comment aimeriez-vous mourir ?
Sans regrets, chez moi, entourée de ceux que j’aime.
Le don de la nature que vous aimeriez avoir ?
Panser les blessures.
Votre devise ?
Plus qu’une devise, une espérance : « Demain, il fera jour ! »