Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, le 28 janvier 2026 lors d'une interview avec L'Orient-Le Jour au Grand sérail à Beyrouth. Photo d'archives Matthieu Karam/L'Orient-Le Jour
Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a estimé qu’« il existe une lueur d’espoir au Liban dont nous devons tirer parti et que nous devons renforcer afin de parvenir à des solutions, malgré la difficulté et la sensibilité de la phase actuelle », au lendemain d'une nouvelle rencontre à Washington entre responsables libanais et israéliens en vue de négociations directes entre les deux pays qui observent un cessez-le-feu prolongé de trois semaines. Cette trêve a été conclue après le renouvellement de la guerre entre le Hezbollah et Israël le 2 mars, dans le sillage de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran.
« Le gouvernement travaille à mobiliser tous les éléments de force internes ainsi que le soutien extérieur, en tête duquel celui des pays arabes frères, pour sortir le Liban de son épreuve, mettre fin à l’occupation israélienne de notre pays et rétablir la sécurité et la prospérité à travers le Liban », a affirmé M. Salam, dans des propos au journal koweïtien Al-Anba', publiés vendredi.
La trêve conclue le 16 avril après 46 jours de guerre ouverte entre le Hezbollah et Israël a été prolongée de trois semaines à l'issue d'une nouvelle réunion à Washington entre responsables libanais et israéliens, en présence du président américain, Donald Trump. Les dernières négociations directes entre le Liban et Israël remontaient à 1983 en pleine guerre civile. Le cessez-le-feu fragile a été violé à plusieurs reprises par Israël et le Hezbollah depuis son entrée en vigueur. Le conflit a fait plus de 2 400 morts au Liban ainsi que des milliers de blessés et plus d'un million de déplacés.

