Des membres du personnel examinent des véhicules endommagés de la Croix-Rouge libanaise, après qu’une frappe de drone a endommagé un de ses centres, blessant légèrement trois travailleurs, à Tyr (Liban), le 13 avril 2026. Photo Louisa Gouliamaki / Reuters
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a déclaré être profondément préoccupé par les attaques visant les travailleurs médicaux au Liban, après une frappe meurtrière israélienne contre un centre de la Croix-Rouge dans le pays lundi et la mort d’un volontaire dimanche. La frappe de lundi a tué une personne et endommagé des véhicules de la Croix-Rouge libanaise (CRL). Le CICR a indiqué que le centre de la CRL dans le caza de Tyr avait été touché par cette frappe. Il n’a pas précisé qui en était responsable ni donné de détails sur la victime.
L’armée israélienne n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire concernant l’incident de lundi. Dimanche, la CRL avait annoncé que l’un de ses volontaires, Hassan Badaoui, était décédé des suites de ses blessures après une frappe de drone israélien dans le caza de Bint Jbeil, dans le sud du Liban.
L’armée israélienne a déclaré avoir visé un « terroriste du Hezbollah » dans la zone et indiqué que l’incident faisait l’objet d’un examen après avoir reçu des signalements de blessures au sein d’une équipe de la Croix-Rouge. Agnès Dhur, responsable de la délégation du CICR au Liban, a déclaré dans un communiqué lundi : « La perte de personnes qui consacrent leur vie à sauver les autres est profondément préoccupante, compte tenu de l’impact sur les civils qui dépendent de leur aide. » « Le personnel humanitaire et médical doit être protégé. Il doit pouvoir atteindre et soigner les blessés, et revenir sans être blessé », a-t-elle ajouté.
La dernière escalade au Liban a commencé le 2 mars, lorsque le Hezbollah a tiré sur des positions israéliennes en soutien à son allié iranien.
Depuis, Israël a intensifié sa campagne aérienne et terrestre dans le pays, où ses bombardements ont tué plus de 2 000 personnes, déplacé plus d’un million de personnes et suscité des avertissements selon lesquels les hôpitaux pourraient bientôt manquer de fournitures vitales.

