Le chef du bureau exécutif du mouvement Amal, Moustafa el-Fouaani. Photo d'archives Ani
Un responsable du mouvement chiite Amal a réaffirmé dimanche le rejet de toute négociation directe avec Israël, en l’absence préalable d’un cessez-le-feu.
Le chef du bureau exécutif d'Amal, Moustapha el-Fouaani, a souligné, lors d’une cérémonie commémorative pour les personnes tuées dans des attaques israéliennes, que son mouvement réitère son rejet de toute forme de négociations directes avec Israël, en particulier sans la mise en place préalable d’un cessez-le-feu, rapporte l’Agence nationale d’information (Ani, officielle).
« Un cessez-le-feu est la condition fondamentale de toute négociation, et négocier sous les bombes est inacceptable et injustifié », a-t-il déclaré.
M. Fouaani a ajouté que le comité de 'mécanisme', créé pour superviser le cessez-le-feu de novembre 2024, reste le « cadre pratique et exécutif pour mettre fin à l’agression et revenir à la pleine application des termes du cessez-le-feu, dont Israël n’a respecté aucune des dispositions ».
Le responsable chiite s’est enfin adressé à « ceux qui doutent et ceux qui n’ont pas lu la charte du mouvement Amal », sans préciser à qui il faisait référence, en déclarant : « Le mouvement Amal ne se mesure pas aux slogans ou aux mots, mais aux actes et aux sacrifices. Il est né de la souffrance, et des milliers de martyrs sont tombés en défense de la terre et de la dignité ».
Israël et le Liban prévoient d’entamer mardi des négociations pour mettre un terme à la guerre qui a repris le 2 mars entre l’État hébreu et le Hezbollah, dans le sillage de celle déclenchée par Israël et les États-Unis contre l’Iran. Plus de 2 000 personnes ont déjà péri sous les bombes israéliennes au Liban. Le mouvement Amal, dirigé par le président du Parlement Nabih Berry, est le principal allié du Hezbollah sur la scène politique.

