La charge explosive qui aurait été placée devant la maison d'un religieux à Damas, selon l'agence Sana.
Le ministère syrien de l’Intérieur a annoncé samedi que la direction de lutte contre le terrorisme, en coopération avec le commandement de la sécurité intérieure dans la périphérie de Damas, a déjoué un complot contre une personnalité religieuse, à proximité d'une église, « visant la sécurité de la capitale », Damas.
Le Hezbollah a, lui, démenti tout lien avec ce projet d’attentat.
Le ministère syrien a annoncé l’information sur sa chaîne Telegram, reprise par l’agence publique d’information Sana. Il a indiqué qu’un suivi de mouvements suspects dans la capitale avait permis aux autorités de mener à bien leur opération.
« Les unités spécialisées ont repéré une femme appartenant à la cellule alors qu’elle déposait un engin explosif devant le domicile de l’une des personnalités religieuses, à proximité de l’église maronite dans la zone de Bab Touma », a souligné le communiqué.
Le ministère de l’Intérieur a précisé que les unités ont désamorcé l’engin avant son explosion, sans faire de victimes ni de dégâts. Il a assuré avoir arrêté les cinq membres de la cellule et fait état d’un lien entre la cellule et le Hezbollah après des investigations préliminaires. « Les membres de la cellule ont reçu des entraînements militaires spécialisés à l’étranger, incluant des compétences en pose d’engins explosifs », a-t-il indiqué.
Les enquêtes se poursuivent, selon les autorités syriennes, afin de révéler les circonstances de l’affaire et de démasquer toutes les parties impliquées. Le ministère de l’Intérieur promet de poursuivre ses efforts pour maintenir la sécurité et démasquer les hors-la-loi, affirmant qu’il y aura « zéro tolérance envers les actes visant à compromettre la stabilité du pays. »
Dans un communiqué publié dimanche, le Hezbollah a rejeté « les allégations fausses et fabriquées de toutes pièces du ministère de l’Intérieur syrien », assurant n’avoir « aucune activité, aucun lien ni aucune relation avec aucun parti en Syrie, et n’avoir aucune présence sur le sol syrien ». Il a également affirmé son « souci pour la sécurité, la stabilité et la sûreté de la Syrie et de son peuple dans toute sa diversité ».
La formation chiite a appelé les autorités syriennes « à mener une enquête approfondie avant de lancer des accusations sans preuve », accusant également « la présence de services de renseignement » sur le sol syrien « cherchant à attiser les tensions entre le Liban et la Syrie ».
Le Hezbollah a joué un rôle crucial lors de la guerre civile en Syrie, se battant aux côtés de l’armée du président déchu Bachar al-Assad pendant une décennie. Le mouvement contrôlait alors plusieurs régions à la frontière libano-syrienne. Sous le pouvoir d’Assad, la Syrie faisait partie de l’alliance dite de « l’axe de la résistance », mise en place par l’Iran contre Israël, et a facilité les transferts d’armes et d’argent de l’Iran au Hezbollah. Les nouvelles autorités syriennes, qui ont renversé le régime d’Assad fin 2024, ont rejeté l’influence iranienne et sont hostiles au groupe libanais.
Pendant la guerre qui a repris le 2 mars entre le mouvement chiite et Israël, les nouvelles autorités ont été incitées, sous pression israélienne et américaine, à intervenir militairement au Liban, ce à quoi elles se sont abstenues jusqu’à présent.



quelle hypothèse absurde
21 h 13, le 11 avril 2026