L'armée israélienne a annoncé mardi avoir achevé dans le sud du Liban le déploiement de ses troupes au sol jusqu'à une « ligne de défense avancée » contre les combattants du mouvement islamiste Hezbollah. L'armée ne donne aucune précision géographique sur le point d'avancée maximum de ses soldats en territoire libanais.
Plusieurs journaux israéliens indiquent que l'état-major n'a pas l'intention à ce stade de pousser l'avancée des troupes au-delà d'une vingtaine de kilomètres au nord de la frontière entre les deux pays.
Les forces israéliennes « ont à présent achevé leur déploiement sur la 'ligne antichar' et poursuivent leurs opérations dans la zone afin de renforcer la ligne de défense avancée et d'éloigner la menace qui pèse sur les habitants du nord » d'Israël, indique un communiqué militaire.
Le ministre de la Défense Israël Katz a annoncé à plusieurs reprises ces dernières semaines qu'Israël avait l'intention d'établir une « zone de sécurité » dans le sud du Liban jusqu'au Litani, fleuve qui s'écoule à une trentaine de kilomètres de la frontière israélo-libanaise afin d'empêcher tout tir de roquettes, drones, ou missiles du Hezbollah pro-iranien sur le nord d'Israël. Les missiles antichars ont une portée évaluée à une dizaine de kilomètres.
Fin mars, le ministre avait affirmé que l'armée resterait dans une partie du sud du Liban une fois la guerre au Moyen-Orient terminée et indiqué que « toutes les maisons des villages » libanais adjacents à la frontière seraient démolies. L'ONU s'est inquiétée de la création d'un nouveau « territoire occupé ». Selon le quotidien israélien Yediot Aharonot, l'armée devrait présenter au gouvernement dans les jours qui viennent « un plan opérationnel visant à contrôler la première ligne de villages (libanais) comme une zone de sécurité en profondeur ».
Selon le quotidien Haaretz, « il n'existe actuellement aucun plan visant à progresser plus profondément à l'intérieur du pays ».
Citant des sources militaires, le journal écrit que les forces ont atteint une ligne approuvée dans les plans opérationnels, qui comprend des villages « situés à environ 10 kilomètres (au sud) du fleuve Litani ».

