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Journalistes tués au Liban-Sud : Nawaf Salam dans le viseur de manifestants pro-Hezbollah à Beyrouth


Journalistes tués au Liban-Sud : Nawaf Salam dans le viseur de manifestants pro-Hezbollah à Beyrouth

Des manifestants sur la place des Martyrs protestent contre le meurtre des journalistes Ali Choeib et Fatima Ftouni par Israël le 28 mars 2026. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour

Des partisans du Hezbollah ont manifesté samedi soir dans le centre-ville de Beyrouth, notamment sur la place Riad Solh, pour protester contre la mort des journalistes Ali Choeib et Fatima et Mohammad Ftouni, tués plus tôt dans la journée par une frappe ciblée de drone israélien sur leur véhicule, sur une route principale de Jezzine, dans le sud du Liban. Parmi les slogans lancés lors de ce sit-in, nombreux visaient directement le Premier ministre Nawaf Salam, accusé comme souvent par la base du parti-milice d'être un "sioniste". Ces attaques contre le chef du gouvernement ont provoqué une campagne de solidarité à son encontre sur les réseaux sociaux, notamment sous le slogan « Contre Israël, contre l'Iran, avec Nawaf Salam ».

Le cortège, qui a quitté la place des Martyrs pour rejoindre la place Riad Solh, réunissait des personnalités parlementaires, politiques, partisanes et syndicales. Ghassan Ben Jeddo, directeur de la chaîne al-Mayadeen, pour laquelle travaillait Fatima Ftouni, y a prononcé un discours saluant la mémoire de « la courageuse correspondante qui a brisé le narratif de l’occupation et réalisé l’un des exploits journalistiques les plus remarquables au Liban et dans le monde arabe. »

Pour sa part, un député du Hezbollah, Ibrahim Moussaoui, a déclaré que « l’ennemi tue ceux qui tiennent la plume et ceux qui s’expriment dans les médias, car il cherche à imposer son récit, à façonner la conscience et à induire les gens en erreur. »

Ce n’est pas la première fois qu’Israël vise et tue des journalistes. Entre octobre 2023 et octobre 2025, 13 journalistes ou travailleurs des médias ont été tués au Liban par des frappes israéliennes. Dans certains cas, notamment lors de la mort du vidéojournaliste de Reuters Issam Abdallah en octobre 2023, plusieurs enquêtes internationales ont conclu que la frappe était délibérée. Depuis le début de l'offensive israélienne contre le Liban, le 2 mars 2026, cinq journalistes ont été tués au Liban : dans la nuit du 17 au 18 mars 2026, Israël a visé le domicile de Mohammad Cherri, chef des programmes politiques à al-Manar, le tuant lui et son épouse. Le 25 mars, Hussein Hammoud, un photojournaliste indépendant, a été tué à Nabatiyé.

Des partisans du Hezbollah ont manifesté samedi soir dans le centre-ville de Beyrouth, notamment sur la place Riad Solh, pour protester contre la mort des journalistes Ali Choeib et Fatima et Mohammad Ftouni, tués plus tôt dans la journée par une frappe ciblée de drone israélien sur leur véhicule, sur une route principale de Jezzine, dans le sud du Liban. Parmi les slogans lancés lors de ce sit-in, nombreux visaient directement le Premier ministre Nawaf Salam, accusé comme souvent par la base du parti-milice d'être un "sioniste". Ces attaques contre le chef du gouvernement ont provoqué une campagne de solidarité à son encontre sur les réseaux sociaux, notamment sous le slogan « Contre Israël, contre l'Iran, avec Nawaf Salam ».Le cortège, qui a quitté la place des Martyrs pour rejoindre la place Riad...