Le clocher de l'église Saint Georges de Debel. Photo Lucille Wassermann / L'Orient-Le Jour
Des tirs de l’armée israélienne sur une camionnette roulant sur la route principale entre les villages chrétiens de Debel et Rmeich (Bint Jbeil), le long de la frontière entre le Liban et Israël, ont tué deux habitants de Debel, Georges Soueid et son fils Élie. L’armée israélienne et le Hezbollah s'affrontent aux abords de cette localité, où vivent encore plus de 1 700 personnes, depuis plusieurs jours. Les villages chrétiens du Sud sont encore majoritairement peuplés, malgré l'invasion israélienne en cours et les accrochages intenses avec le parti chiite dans de nombreuses régions.
Le président du conseil municipal de Debel, Akl Naddaf, a déclaré à la chaîne LBCI que les habitants avaient « demandé aux autorités de leur accorder l’autorisation de se déplacer en toute sécurité, mais sans succès ». M. Naddaf a ajouté que la situation dans le village se détériore de jour en jour, et que les habitants ne sont plus en mesure de subvenir à leurs besoins les plus élémentaires.
De fait, à la suite de l'attaque, la peur a gagné les riverains qui restent terrés chez eux, a-t-on appris. Déjà, ils n'osaient pas sortir de l'enceinte du village en raison des combats alentours. Ils avaient néanmoins affirmé à plusieurs reprises que l'armée israélienne n'est pas présente à l'intérieur de la localité.

