Des partisans des houthis du Yémen assistent à une cérémonie commémorant le neuvième anniversaire de l'intervention menée par l'Arabie saoudite dans leur pays, à Sanaa, la capitale, le 26 mars 2026. Photo Mohammed Huwais / AFP
Le chef des rebelles houthis au Yémen, alliés de l'Iran, a menacé jeudi d'une « réponse militaire » si la guerre au Moyen-Orient l'exigeait, lui qui n'a pour l'heure pas encore pris part aux hostilités régionales.
« À la moindre évolution du conflit appelant une réponse militaire, nous interviendrons sans délai (...) comme nous l'avons fait lors des phases précédentes », a déclaré Abdel Malek al-Houthi, dans un discours diffusé par al-Massirah, une chaîne de télévision affiliée à son mouvement.
Le chef rebelle n'a pas précisé quel type d'action militaire son mouvement pourrait entreprendre. « Notre position est claire et explicite contre l'Amérique et Israël, et nous n'avons aucune intention hostile envers aucun pays musulman », a-t-il ajouté, dans ce qui pourrait être une référence aux pays voisins du Golfe, visés par Téhéran depuis le début de la guerre déclenchée le 28 février par une vaste offensive aérienne d'Israël et des États-Unis contre l'Iran.
Depuis le début de la guerre de Gaza en octobre 2023, les houthis ont entravé à plusieurs reprises le trafic maritime dans le détroit de Bab el-Mandeb, à l'entrée de la mer Rouge, lançant des missiles contre des navires qu'ils estimaient liés à Israël, ainsi qu'en direction de ce pays.
Une entrée en guerre des houthis pourrait accentuer la perturbation du trafic maritime mondial, déjà entravé par la paralysie quasi totale du détroit d'Ormuz, essentiel pour le commerce du pétrole et de gaz issus des pays du Golfe, où l'Iran menace de s'en prendre aux navires des pays qu'il considère comme hostiles.
Après le déclenchement de la guerre, le plus grand pays exportateur mondial de pétrole brut, l'Arabie saoudite a commencé à acheminer des millions de barils par jour via un immense oléoduc reliant ses installations énergétiques à des terminaux d'exportation sur la mer Rouge.
Cet oléoduc a contribué à atténuer l'impact de la guerre, permettant à Ryad de contourner le détroit d'Ormuz, par où transitaient environ 20% des approvisionnements mondiaux en pétrole brut et en gaz naturel liquéfié avant le conflit. Mais si les houthis lançaient des attaques, cela pourrait aussi rendre risquée cette alternative via la mer Rouge.


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