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Culture - Témoignage

Maher Attar, photographe, raconte « la guerre de trop » qui l’a brisé

À 63 ans, cet ex-reporter pensait en avoir fini avec les cycles de violence. Mais voilà que ce dernier l’y replonge. À travers cinq clichés emblématiques, il livre sa mémoire douloureuse de citoyen issu d’une génération sacrifiée.

Maher Attar, photographe, raconte « la guerre de trop » qui l’a brisé

Maher Attar. Portrait signé Khaled al Mohannadi.

« En 1973, j’avais dix ans. Je rentrais de l’école lorsque, pour la première fois de ma vie, j’ai entendu l’alerte de la guerre. Je me souviens de ce jour avec une netteté troublante, comme suspendu dans ma mémoire : les gens couraient, les visages étaient tendus, la peur traversait les rues comme un vent invisible. Je ne comprenais pas encore ce qui se passait, mais je sentais qu’un voile venait de se déchirer dans la tranquillité de la vie. Deux ans plus tard, en 1975, la guerre civile éclatait, bouleversant durablement le pays (…) », écrit Maher Attar dans un texte émouvant, récemment posté sur ses réseaux sociaux, dans lequel il livre des bribes de son parcours en lien avec la douloureuse mémoire d’un Liban soumis sans répit à des « épisodes de violence ».« La mémoire de ce pays s’écrit parfois en images… mais surtout dans la douleur...
« En 1973, j’avais dix ans. Je rentrais de l’école lorsque, pour la première fois de ma vie, j’ai entendu l’alerte de la guerre. Je me souviens de ce jour avec une netteté troublante, comme suspendu dans ma mémoire : les gens couraient, les visages étaient tendus, la peur traversait les rues comme un vent invisible. Je ne comprenais pas encore ce qui se passait, mais je sentais qu’un voile venait de se déchirer dans la tranquillité de la vie. Deux ans plus tard, en 1975, la guerre civile éclatait, bouleversant durablement le pays (…) », écrit Maher Attar dans un texte émouvant, récemment posté sur ses réseaux sociaux, dans lequel il livre des bribes de son parcours en lien avec la douloureuse mémoire d’un Liban soumis sans répit à des « épisodes de violence ».« La mémoire de ce pays s’écrit parfois...
commentaires (4)

Vrai,Charles...on devait être tjs sous le mandat protecteur de La France....pour éviter tous ces carnages de notre peuple et pays....depuis 1975!

Marie Claude

09 h 38, le 03 avril 2026

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Commentaires (4)

  • Vrai,Charles...on devait être tjs sous le mandat protecteur de La France....pour éviter tous ces carnages de notre peuple et pays....depuis 1975!

    Marie Claude

    09 h 38, le 03 avril 2026

  • Très beau témoignage qui donne la chair de poule tellement ça nous renvoie sur des mauvais souvenirs que tous les sexagénaires ont vécus en sacrifiant leur jeunesse, et certains leur vie, pour des causes qui ne les concernent pas. Toutes nos guerres nous ont été i posées et nous en sommes sortis meurtris mais les vendus sont toujours là à faire des petits fiers de leur barbaries, et n’ont compris.

    Sissi zayyat

    14 h 21, le 02 avril 2026

  • Le portrait au Hasselblad en dit long sur la mise en scène du photographe... A bien regarder, celle du port Beyrouth, la seule photo prise avec l’appareil suédois ?

    nabil

    06 h 32, le 31 mars 2026

  • La colère provient de l’impuissance, face à l’inexorable repetition des tragédies qui s’abattent sur notre pays. La jalousie de nos voisins de tous les points cardinaux qui nous entourent, n’aura de cesse que lorsque notre pays sera aussi laid que les leurs…lorsque notre peuple succombera à cette laideur, et lorsque notre Patrie ne sera plus la nôtre. La guerre de 2026, en effet, sera celle de trop. ?

    Charles Ghorayeb

    03 h 30, le 31 mars 2026

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