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Culture - guerre au liban 2026

Liban : ils dessinent la guerre en direct

Au cœur du chaos, des créateurs au pays et en diaspora produisent images et récits instantanés, entre urgence, mémoire et besoin de lien.

Liban : ils dessinent la guerre en direct

Un cœur en partage, une illustration de l’artiste libanais Ivan Debs. Avec l’aimable autorisation de l’artiste

Au Liban, l’image précède souvent les mots. Un croquis surgit sur l’écran d’un téléphone quelques minutes après une explosion ; une illustration circule alors même que la fumée s’élève encore, comme si elle tentait d’en saisir la trace avant même sa dissipation. La chronologie vacille : témoigner, assimiler, publier se confondent dans une même impulsion, presque simultanée. Le temps du recul semble aboli, ou du moins suspendu. Pour un nombre croissant d’artistes, créer n’est plus un geste différé : il devient indissociable de l’expérience même du conflit, une manière d’y survivre autant que de l’éprouver.Dans des ateliers, des chambres ou des espaces empruntés – à Beyrouth, dans le Nord ou à des milliers de kilomètres –, peintres, illustrateurs et artistes numériques produisent des œuvres qui ne s’autorisent aucun délai. Elles surgissent...
Au Liban, l’image précède souvent les mots. Un croquis surgit sur l’écran d’un téléphone quelques minutes après une explosion ; une illustration circule alors même que la fumée s’élève encore, comme si elle tentait d’en saisir la trace avant même sa dissipation. La chronologie vacille : témoigner, assimiler, publier se confondent dans une même impulsion, presque simultanée. Le temps du recul semble aboli, ou du moins suspendu. Pour un nombre croissant d’artistes, créer n’est plus un geste différé : il devient indissociable de l’expérience même du conflit, une manière d’y survivre autant que de l’éprouver.Dans des ateliers, des chambres ou des espaces empruntés – à Beyrouth, dans le Nord ou à des milliers de kilomètres –, peintres, illustrateurs et artistes numériques produisent des...
commentaires (1)

Ça faisait 2 jours que je tombais sur ce titre sans m’y arrêter car happée par le suivi des événements politico-militaires. J’ai fini par lire ce papier aujourd’hui. Bien m’en a pris. J’y découvre le grand talent de 3 artistes libanais géographiquement si éloignés mais dont le cœur saigne à l’unisson. Notre pauvre pays en bave. Courage, tout n’est pas perdu tant que nous gardons la créativité et que nous transportons nos maisons au chaud contre nos cœurs.

Marionet

08 h 53, le 22 mars 2026

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Commentaires (1)

  • Ça faisait 2 jours que je tombais sur ce titre sans m’y arrêter car happée par le suivi des événements politico-militaires. J’ai fini par lire ce papier aujourd’hui. Bien m’en a pris. J’y découvre le grand talent de 3 artistes libanais géographiquement si éloignés mais dont le cœur saigne à l’unisson. Notre pauvre pays en bave. Courage, tout n’est pas perdu tant que nous gardons la créativité et que nous transportons nos maisons au chaud contre nos cœurs.

    Marionet

    08 h 53, le 22 mars 2026

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