De la fumée s'élève à la suite d'une explosion, après que Israël et les États-Unis ont lancé des frappes contre l'Iran, à Téhéran, en Iran, le 1er mars 2026. Photo Majid Asgaripour/WANA (West Asia News Agency) via REUTERS
L'armée israélienne est restée mutique mercredi à propos d'une frappe contre une installation gazière iranienne majeure dans le Golfe attribuée par les médias iraniens à Israël et aux Etats-Unis.
La télévision d'Etat iranienne a fait état dans l'après-midi d'un incendie dans « certaines parties des installations gazières » de South Pars/North Dome, le plus grand gisement de gaz naturel du monde, que se partagent l'Iran et le Qatar, après des « frappes de l'ennemi américano-sioniste » près de Kangan, dans le sud de l'Iran.
Interrogée à deux reprises par l'AFP sur ces informations, l'armée israélienne n'a pas donné suite.
La question n'a pas non plus été abordée au cours du point de presse télévisé quotidien du général de brigade Effie Defrin, le porte-parole de l'armée israélienne, dans la soirée. Celui-ci a simplement déclaré que l'armée israélienne agissait « en coordination avec l'armée américaine à tous les niveaux ». « Il n'y a pas la moindre dissension, la coordination est excellente, c'est important de le dire, (...) la coordination et l'action commune produisent de nombreux succès », a-t-il ajouté.
Les médias israéliens ont dans un premier temps fait état de l'attaque en citant les informations des agences de presse iraniennes. Citant sans plus de précisions des sources israéliennes, certains médias affirment désormais qu'il s'agit d'une attaque effectuée par Israël. La radio-télévision publique Kan et le site en ligne d'information Ynet affirment que cela s'est fait « en coordination avec les autorités américaines ».
« Des sources israéliennes décrivent l'attaque contre le gisement de gaz iranien comme un signal d'avertissement coordonné à l'adresse de la République islamique, destiné à faire clairement comprendre que si l'Iran continue de déstabiliser l'économie mondiale via le détroit d’Ormuz, il sera frappé là où il tire la majeure partie, sinon la totalité, de ses revenus : le secteur énergétique », a écrit sur X, Nadav Eyal, du quotidien Yediot Aharonot
Selon ces sources, « il ne s'agit que d'un premier signal. Si Téhéran ne comprend pas le message, une nouvelle escalade suivra », a ajouté le journaliste.

