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Dernières Infos - frappes contre l'iran

Terrés chez eux, les habitants de Téhéran priés de quitter la ville

Moins de neuf mois après les attaques américaino-israéliennes, les plus de 10 millions d'habitants de la capitale iranienne vivent un nouveau cauchemar.

Une image satellite montre de la fumée noire s'élevant et d'importants dégâts au complexe du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, suite aux frappes américaines et israéliennes contre l'Iran, à Téhéran, le 28 février 2026. Pleiades Neo (c) Airbus DS 2026/Handout via REUTERS

Rues vides, magasins fermés, explosions : les habitants de Téhéran, terrés chez eux après de nouvelles frappes américano-israéliennes contre l'Iran, ont été appelés à quitter la ville. « Compte tenu des opérations conjointes menées par les États-Unis et le régime sioniste (Israël, NDLR) contre Téhéran et certaines grandes villes, prenez si possible, et tout en gardant votre calme, la direction d'autres villes », ont écrit les autorités dans un message envoyé sur les téléphones iraniens.

Moins de neuf mois après une première attaque, les plus de 10 millions d'habitants de la capitale vivent un nouveau cauchemar. Police et forces de sécurité patrouillent en nombre et peu de piétons se hasardent à sortir alors que la majorité des magasins ont baissé le rideau. Les seules files visibles se concentrent devant les stations-service. « J'entends des explosions et des avions de chasse au-dessus de ma tête », s'affolait dans la matinée un habitant du centre de Téhéran, où le ciel s'est brusquement chargé d'épais nuages de fumée.

Les Iraniens redoutaient depuis des semaines une offensive des États-Unis et d'Israël après les menaces proférées par Donald Trump à la suite d'un vaste mouvement de contestation en janvier. Des négociations entre Téhéran et Washington visant à éviter une confrontation avaient beau avoir été lancées, beaucoup n'y croyaient plus.

Des cris perçants

« Tout était très bruyant », a décrit un habitant du nord de la capitale. Lorsque Téhéran a été visé, les Iraniens vaquaient à leurs occupations. Les magasins venaient d'ouvrir, taxis et bus se frayaient lentement un chemin dans le trafic de milieu de matinée et de longues files d'attente se formaient devant les boulangeries.

Dans les minutes qui ont suivi l'attaque, des résidents se sont figés pour observer la fumée s'échappant au dessus d'immeubles touchés. Sur fond de cris perçants, les images d'une école de filles dans le sud de l'Iran, endommagée par des frappes qui ont tué au moins 85 élèves, ont été diffusées par des médias iraniens. Il n'a pas été possible de vérifier ce bilan.

D'après l'agence de presse Isna, le quartier Pasteur, où se trouve notamment la résidence du guide suprême et la présidence, dans le centre de Téhéran, ont été frappés. Israël a dit avoir frappé « des centaines de cibles militaires iraniennes », un responsable faisant état de « l'élimination » de plusieurs responsables. L'Iran n'a de son côté confirmé aucune mort de responsables.

Écoles et universités fermées

Une manifestation pro-gouvernementale, couverte par les médias officiels, a rassemblé plusieurs centaines de personnes convergeant vers la place de la Palestine à Téhéran. Des explosions ont été signalées samedi dans de nombreuses villes iraniennes, les Gardiens de la Révolution annonçant avoir répliqué en ciblant Israël et une base navale américaine à Bahreïn.

En Iran, le Conseil suprême de sécurité nationale, la plus haute instance du pays en matière de sécurité, a spécifié que les plans d'urgence préparés en amont étaient activés. Les écoles et universités ont reçu l'ordre de fermer jusqu'à nouvel ordre, tandis que les banques devaient rester ouvertes et les administrations fonctionner à moitié de leur capacité. D'après des responsables cités par les médias, l'approvisionnement en nourriture et en carburant est assuré pour l'heure, et le métro et les bus devraient continuer à fonctionner normalement.

Rues vides, magasins fermés, explosions : les habitants de Téhéran, terrés chez eux après de nouvelles frappes américano-israéliennes contre l'Iran, ont été appelés à quitter la ville. « Compte tenu des opérations conjointes menées par les États-Unis et le régime sioniste (Israël, NDLR) contre Téhéran et certaines grandes villes, prenez si possible, et tout en gardant votre calme, la direction d'autres villes », ont écrit les autorités dans un message envoyé sur les téléphones iraniens.Moins de neuf mois après une première attaque, les plus de 10 millions d'habitants de la capitale vivent un nouveau cauchemar. Police et forces de sécurité patrouillent en nombre et peu de piétons se hasardent à sortir alors que la majorité des magasins ont baissé le rideau. Les seules files visibles se...